Le plan de relance lancé par Pékin profite aux grandes entreprises d’État.
L’objectif est presque atteint. Avec 7,9 % de croissance sur un an, au deuxième trimestre 2009, la Chine est sur le chemin des 8 % de croissance qu’elle s’est fixés pour l’ensemble de l’année. Un chiffre qui dessine un net rebond, après un premier trimestre où le PIB avait progressé de 6,1 %. De Tokyo à Singapour, les marchés asiatiques ont salué la nouvelle par de nouvelles hausses de cours. Mais le gouvernement chinois garde la tête froide. «Les fondations de la reprise sont encore faibles. La croissance est instable. La croissance est toujours déséquilibrée, il reste donc dans le processus de reprise des facteurs incertains et volatils», soulignait hier le Bureau national des statistiques en publiant ces chiffres.
L’économie chinoise devrait rebondir mi-2009 et redémarrer pleinement en 2010, grâce au vaste plan de relance du gouvernement. Cette reprise de la troisième puissance mondiale peut-elle stimuler l’économie de la planète ? Rien n’est moins sûr.
L’éclaircie tant attendue dans la tempête qui balaie l’économie mondiale viendra-t-elle de Chine ? En effet, face à la crise, l’empire du milieu fait de la résistance. Mieux, son économie devrait rebondir dès cette année et redémarrer pleinement en 2010.
Avec 6,5% cette année, « une forte performance étant donné le contexte mondial », la prévision de croissance en Chine est presque insolente dans le sombre tableau du FMI où celle du PIB mondial tombe à -1,3%, mais elle est nettement insuffisante vue de Pékin.
La troisième économie de la planète fait indéniablement preuve de résistance à la sinistrose ambiante, alors que les Etats-Unis et le Japon, première et deuxième économies, sombrent à -2,8% et -6,2%.


