Sous la pression sociale, les provinces de Chine acceptent une à une d’augmenter d’au moins 20% le salaire minimum légal cette année.
Vingt-sept provinces au total l’ont relevé ces derniers mois. Dernière en date: celle du Quinghai, dans le nord-ouest du pays, a annoncé mercredi qu’elle allait augmenter la rémunération minimale mensuelle de 28,8%, à 770 yuans (85 dollars).
À Pékin, le salaire minimum a été relevé en juillet de 20%, à 960 yuans (111 euros). Dans la riche province du sud du Guangdong, il est passé de 660 à 1030 yuans (19 euros). Et c’est à Shanghai que la rémunération minimale est la plus élevée avec 1120 yuans (129 euros) par mois.
Les banques chinoises résisteraient-elles à un krach immobilier? L’inquiétude demeure dans l’esprit des régulateurs pékinois. La China Banking Regulatory Commission (CBRC) a donc sommé les établissements du pays de mener de nouveaux tests de stress, pour mesurer leur exposition au secteur immobilier. Ils doivent tabler sur une baisse des prix du mètre carré de 50% à 60% dans les régions où ces derniers ont le plus progressé. L’envol des prix sur les nouveaux projets inquiète les autorités chinoises depuis plusieurs mois, le spectre de la surchauffe de l’économie n’étant jamais très loin. Avec ces tests, Pékin veut voir quel impact une baisse des prix des appartements pourrait avoir sur les comptes des promoteurs, ainsi que sur d’éventuels défauts de paiements des particuliers.
La machine à exporter chinoise s’est-elle remise à tourner à plein régime ? Les exportations ont bondi de près de 44 % en juin par rapport au même mois de l’année précédent. En mai, le rebond avait été de 49 %. Les surplus commerciaux (la différence entre les importations et les exportations) sont eux aussi en hausse : la Chine a enregistré en juin un excédent de 20 milliards de dollars (15,5 milliards d’euros), le plus élevé en neuf mois. En mars, la Chine avait connu un déficit. Sur le premier semestre, les excédents commerciaux devraient toutefois être inférieurs la même période en 2009.
On a beau s’être habitué, avec le temps, à la montée en puissance et à la démesure de la Chine, les chiffres publiés mois après mois par Pékin n’en demeurent pas moins déroutants. Ainsi ceux révélés lundi : depuis le début de l’année, l’ensemble des entreprises chinoises ont engrangé 380 milliards de dollars de bénéfices, soit plus qu’avant le début de la crise économique.
Si la rigueur scientifique de ces statistiques n’est pas totalement garantie, leur ordre de grandeur n’est, lui, pas contestable. Il donne une idée de l’allure à laquelle avance une économie chinoise en passe de doubler l’Allemagne comme premier exportateur mondial et dont la croissance de 8% n’a jamais vraiment faibli malgré les soubresauts de la conjoncture partout ailleurs.
La Chine pourrait dépasser la barre symbolique des 10% de croissance au quatrième trimestre et dépasser ses objectifs annuels.
Au quatrième trimestre, le produit intérieur brut chinois devrait croitre de plus de 10%. C’est ce qu’a déclaré jeudi un des économistes du gouvernement chinois. Une croissance à deux chiffres qui permettrait au pays de dépasser les objectifs annuels fixés par Pékin qui étaient jusqu’à maintenant de 8%. Sur le mois d’août, les dernières statistiques publiées tels que la production industrielle ou l’investissement semblent indiquer une reprise économique définitive.
Favorisé par un mégaplan de relance, qui a ouvert toutes grandes les vannes du crédit. Les géants chinois de l’énergie et des ressources naturelles sont pris d’une nouvelle frénésie d’achats, alimentée par la crise financière mondiale et par le rebond de l’économie chinoise.
Selon le consultant britannique Dealogic, quelque 13,4 milliards de dollars de contrats (9,5 milliards d’euros) ont été annoncés – mais pas forcément confirmés – depuis le début de l’année rien que dans le secteur des hydrocarbures, soit 22 % de plus qu’il y a un an. Et c’est sans compter avec la dernière opération en cours de discussion : le rachat à l’espagnol Repsol YPF de ses 84 % dans YPF, le premier pétrolier argentin, pour 17 milliards de dollars, par un duo de pétroliers chinois, la CNPC et la Cnooc.
Le plan de relance lancé par Pékin profite aux grandes entreprises d’État.
L’objectif est presque atteint. Avec 7,9 % de croissance sur un an, au deuxième trimestre 2009, la Chine est sur le chemin des 8 % de croissance qu’elle s’est fixés pour l’ensemble de l’année. Un chiffre qui dessine un net rebond, après un premier trimestre où le PIB avait progressé de 6,1 %. De Tokyo à Singapour, les marchés asiatiques ont salué la nouvelle par de nouvelles hausses de cours. Mais le gouvernement chinois garde la tête froide. «Les fondations de la reprise sont encore faibles. La croissance est instable. La croissance est toujours déséquilibrée, il reste donc dans le processus de reprise des facteurs incertains et volatils», soulignait hier le Bureau national des statistiques en publiant ces chiffres.
Croissance Chine
L’économie chinoise devrait croître de 7,5% sur un an cette année, puis de 9% en 2010, selon un rapport de l’Institut international de la finance (IIF), qui regroupe les grandes banques de plus de soixante-dix pays, cité mercredi par l’agence Dow Jones Newswire.
L’économie chinoise, en perte de vitesse fin 2008, a été aidée au premier trimestre 2009 par l’annonce par le gouvernement chinois, au mois de novembre précédent, d’un grand plan de relance de l’économie de 450 milliards d’euros, a souligné l’IIF dans ce rapport, selon la même source.
L’économie chinoise devrait rebondir mi-2009 et redémarrer pleinement en 2010, grâce au vaste plan de relance du gouvernement. Cette reprise de la troisième puissance mondiale peut-elle stimuler l’économie de la planète ? Rien n’est moins sûr.
L’éclaircie tant attendue dans la tempête qui balaie l’économie mondiale viendra-t-elle de Chine ? En effet, face à la crise, l’empire du milieu fait de la résistance. Mieux, son économie devrait rebondir dès cette année et redémarrer pleinement en 2010.
La Chine, pour soutenir sa croissance accélérée, se tourne vers les ressources minières et énergétiques de l’Afrique et donc du Congo. Mais elle le fait sur une base de bénéfices réciproques et de respect mutuel qui relance la confiance des Congolais et dérange les habitudes des Occidentaux dans ce qu’ils considèrent depuis longtemps comme leur «chasse gardée».
Les Chinois s’installent au Congo. Les Chefs d’entreprises sont attirés par les mines du Katanga et par les occasions d’affaires dans trop de secteurs où les Congolais sont en retard, ou pas du tout présent. Des techniciens travaillant sur de grands projets. Des gérants de magasins généraux dans les quartiers populaires.


