Chine Croissance

Toute l'Actualité Economique de la Chine

avr-25-2009

La Chine accumule des réserves en or

Publié par Pierre dans Economie

or-chine-bbgLes réserves en or de la banque centrale de ont grimpé de 75% depuis 2003, portant la au rang du cinquième plus grand détenteur d’or.

Avec une réserve de 1 054 tonnes d’or, soit une valeur de 31 milliards de américains, la dépasse la Suisse, le Japon et les Pays-Bas pour devenir la cinquième puissance la plus riche en or.

En six ans, la a ainsi amassé plus de 400 tonnes d’or, soit l’équivalent du montant que le Fonds Monétaire International se propose de vendre lors des trois prochaines années.

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avr-23-2009

Le libre-échange serait-il responsable ?

Publié par Pierre dans Economie

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La hausse du chômage, consécutive à la qui frappe l’économie mondiale depuis l’automne 2008, suscite inquiétudes et propositions visant à contrôler le libre-échange. De quoi parle-t-on ? Le libre-échange suppose que la spécialisation des producteurs dans leurs domaines d’excellence permet d’améliorer le bien-être collectif. Plutôt que de produire du blé, du vin et des chaussures, un producteur a intérêt à produire du blé en obtenant de meilleurs rendements et à acheter du vin et des chaussures à d’autres producteurs.

En quoi ce principe de libre-échange serait-il responsable des difficultés économiques actuelles ?

La promotion des échanges fondés sur des avantages comparatifs, sur le plan international, suppose que tous les pays obéissent aux mêmes règles de droit et aux mêmes normes sociales et environnementales. Or, par exemple, les subissent des niveaux élevés de pollution et ne bénéficient que d’une protection sociale très réduite en dehors des membres des administrations et des entreprises publiques. Normalement, il faudrait imposer aux produits venant de des taxes compensatoires pour tenir compte de ces éléments. L’Organisation mondiale du Commerce () a refusé jusqu’ici de prendre en compte ces éléments nouveaux, en dépit de nombreux débats. Il est clair que cette opposition n’est plus tenable. Le commerce international doit intégrer les écarts de normes sociales et environnementales par des taxes compensatoires, ce que le sommet du a soigneusement évité d’aborder.

L’Europe a toujours adopté une vision de très grande ouverture au libre-échange, en sorte qu’elle est aujourd’hui la zone la plus ouverte au monde. Elle n’exige même pas de réciprocité dans l’ouverture aux échanges, c’est-à-dire que les marchés des pays avec lesquels elle commerce soient aussi ouverts que les siens. Il ne faut donc pas imputer au libre-échange ce qui est dû à la européenne, à la fois naïve et laxiste.

Ensuite, la ne mène pas une politique de change offensive. Elle a accepté sans réagir la très forte montée de l’ de 2005 à l’été 2008. La zone est la seule zone monétaire qui n’a pas d’objectifs de change car il n’y a pas d’accord entre les pays membres de la zone sur le niveau approprié du .

Quant à la France, elle perd des parts de marché massivement depuis 1999, notamment à l’intérieur de la zone : ce n’est pas le libre-échange international qui explique ces pertes de parts de marché alors que l’Allemagne a su maintenir les siennes, notamment en augmentant massivement ses exportations vers la France et l’Italie. Les principaux déséquilibres au sein des échanges extérieurs de la France ne sont pas dus au libre-échange mais à des choix européens contestables et à des faiblesses économiques manifestes en France.

Notre pays souffre notamment de n’avoir pas su favoriser le développement de ses petites et moyennes entreprises, en sorte qu’il nous manque aujourd’hui, à population résidente donnée sur le territoire métropolitain, 10.000 entreprises de 500 personnes pour avoir des taux d’activité de la population comparables à ceux des pays dont la croissance à moyen terme est plus équilibrée que la nôtre. Les donneurs d’ordres dans l’industrie et la distribution écrasent leurs propres sous-traitants français alors que les entreprises industrielles allemandes et japonaises protègent les leurs.

Le libre-échange est comme l’eau : on peut nager dessus ou se noyer dedans. Le résultat dépend du nageur et non de l’eau !

Que faire ? Que l’Europe balaie devant sa porte en intégrant la réciprocité dans les échanges et en promouvant l’intégration des coûts environnementaux dans les prix à l’importation. Que la zone se dote d’un gouvernement économique cohérent et d’une politique de change pour peser sur les parités entre l’, le dollar, le et le yen. Enfin, Il faut que la France réforme les pratiques de son appareil de production et qu’elle réforme sa sphère publique pour en améliorer l’efficacité et baisser le poids des prélèvements sur l’activité productive. Tant que l’Europe et la France n’auront pas de stratégie d’action cohérente avec la nature du monde tel qu’il est, il ne sert à rien d’accuser le libre-échange de maux qui lui sont étrangers.


Directrice du département de finances internationales à l’Académie des sciences sociales de Pékin Recueilli par PASCALE NIVELLE (à Pékin)

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«Je parle de quelque chose que je ne verrai sans doute pas de mon vivant : le remplacement du dollar tout-puissant par une supranationale sur les marchés internationaux.»

«La et tous les pays émergents, dépendants du dollar, en rêvent. , le gouverneur de la Banque centrale chinoise, a fait cette proposition à la veille du . Ce n’est pas un concept nouveau, notre Premier ministre l’a déjà évoqué.

Ce qui l’est, c’est qu’un fonctionnaire de haut rang s’exprime publiquement et de façon claire. La prédominance du dollar, imposée aux pays émergents, est un choix irresponsable des Etats-Unis. Au mieux, on peut les taxer d’ignorance de bonne foi, mais la dévaluation du dollar est surtout bénéfique à leur marché. Leur plan de relance stimulera leur économie, mais accroîtra les risques d’instabilité sur les marchés internationaux.

«L’établissement d’une supranationale, en fait un paquet de monnaies, atténuerait les effets négatifs des . Elle prendrait en compte le et le poids de notre économie réelle, cela rétablirait un équilibre. Ni moi ni n’avons précisé de quelle manière cette réforme peut se faire. On en parle de façon abstraite, un peu idéale. Quelle institution pour la mettre en œuvre ? Le peut être une option mais, pour l’instant, il est géré par les Etats-Unis.»

«Il faudrait inventer une structure où chaque pays serait représenté correctement. La est un grand pays toujours en développement, beaucoup de facteurs limitent encore sa revendication d’une place importante dans les institutions internationales. Mais ce jour viendra en temps opportun. Nous nous donnons du temps, et nous avons confiance. L’important, c’est que la s’exprime sur ces sujets. Au dernier , la était plus en retrait. Aujourd’hui, elle donne sa réponse au plan de relance du gouvernement américain, qui comprend le rachat massif de sa dette. Il est temps que nous déclarions aux Américains que nous avons le choix. Et que le soutien de la aux Etats-Unis ne sera total que si son intérêt est garanti.»

, 45 ans, est directrice du département finances internationales à l’Académie des sciences sociales de Pékin, proche du gouvernement.

(source : Liberation.fr)

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