Sous la pression sociale, les provinces de Chine acceptent une à une d’augmenter d’au moins 20% le salaire minimum légal cette année.
Vingt-sept provinces au total l’ont relevé ces derniers mois. Dernière en date: celle du Quinghai, dans le nord-ouest du pays, a annoncé mercredi qu’elle allait augmenter la rémunération minimale mensuelle de 28,8%, à 770 yuans (85 dollars).
À Pékin, le salaire minimum a été relevé en juillet de 20%, à 960 yuans (111 euros). Dans la riche province du sud du Guangdong, il est passé de 660 à 1030 yuans (19 euros). Et c’est à Shanghai que la rémunération minimale est la plus élevée avec 1120 yuans (129 euros) par mois.
Les investisseurs chinois choisissent entre Dubai et la Chine
En 2009, l’investissement dans le secteur immobilier a affiché une hausse de 16,1 %, en Chine notamment grâce à la facilité d’accès au crédit. Avec pour corollaire une flambée des prix immobiliers, qui progressent actuellement au rythme de 20 % par an. A Pékin, où le salaire moyen annuel d’un employé s’élevait à 5 000 euros en 2008, l’achat d’un appartement d’environ 90 mètres carrés dépasse 150 000 euros. Soit l’équivalent de trente années de salaire. « Tous les indicateurs tendent vers une bulle spéculative », analyse Andy Xie, économiste indépendant. En décembre, le gouvernement a déjà pris une série de mesures pour décourager les ventes, et la semaine dernière, les banques ont reçu l’ordre de restreindre le crédit. Mais selon Andy Xie, l’efficacité de ces mesures reste à démonter : « Il ne faut pas compter sur les banques pour trouver une réponse à un problème macroéconomique. On ne donne jamais au marché une chance de s’ajuster. Il serait temps de résoudre le problème sérieusement, par exemple en refusant d’étendre les lignes de crédit des promoteurs ».
Longtemps à l’abandon, la capitale est aujourd’hui en pleine mutation. Une effervescence liée aux investissements de Pékin, le nouvel allié du Congo.
A Kinshasa, durant des décennies, le temps semblait s’être arrêté. Kin la belle, devenue Kin poubelle, s’enfonçait dans la crasse. Cette fois, le temps s’est mis à galoper, la ville est comme un géant qui se redresse en faisant craquer ses jointures.
Les visiteurs sont frappés par la transformation du boulevard du 30-Juin, cette épine dorsale qui risque désormais de couper la ville en deux : plusieurs ronds-points ont été gommés, les statues érigées par Kabila père et fils [Laurent-Désiré et Joseph Kabila, respectivement présidents de la RDC de 1997 à 2001 et de 2001 à ce jour] attendent des temps meilleurs sur les bas-côtés, la berme centrale sur laquelle se juchaient mendiants ou vendeurs de journaux a été effacée.

“Les entreprises publiques chinoises ont mis la main sur des gisements d’hydrocarbures kazakhs”, rapporte le site d’informations turkmène Gündogar.org.
Pékin a en effet offert un crédit de 10 milliards de dollars [7,5 milliards d’euros] au Kazakhstan en échange de participation dans des projets énergétiques. Le China National Petroleum Corporation (CNPC) envisage ainsi d’acheter au kazakh Kazmounaïgaz les droits d’exploration et de production d’hydrocarbures dans la mer Caspienne. Il s’agit de 36 champs pétroliers contenant 1,32 milliard de barils, dont le prix de marché s’élève à 65 milliards de dollars. “Mais CNPC l’acquiert pour seulement 16,3 milliards de dollars”, constate le titre.

La Chine a annoncé la suspension des procédures rapides pour les visas aux Etats-Unis, refusant cependant de dire si cette décision était liée à la lutte contre la grippe porcine.
Cette mesure a été officialisée sur le site internet de l’ambassade de Chine aux Etats-Unis.
« La période de traitement des visas chinois sera étendue à six jours ouvrables, alors que le service express et rapide sera suspendu », est-il indiqué.
Mardi, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a refusé de dire si cette mesure avait un lien avec le virus (A)H1N1 et si d’autres pays étaient concernés.
Avec 6,5% cette année, « une forte performance étant donné le contexte mondial », la prévision de croissance en Chine est presque insolente dans le sombre tableau du FMI où celle du PIB mondial tombe à -1,3%, mais elle est nettement insuffisante vue de Pékin.
La troisième économie de la planète fait indéniablement preuve de résistance à la sinistrose ambiante, alors que les Etats-Unis et le Japon, première et deuxième économies, sombrent à -2,8% et -6,2%.

La vente d’un sceau impérial provenant du palais d’été de Pékin qui provoque le mécontentement de la Chine devait se dérouler normalement mercredi car « tout est en règle », a affirmé l’étude Beaussant-Lefèvre qui organise l’enchère à Drouot à Paris.
« La vente se fait. Tout est en règle, on a le passeport de sortie », a indiqué l’expert de la vente Thierry Portier, interrogé par l’AFP à propos de la mise aux enchères dans l’après-midi d’un sceau impérial du XVIIIe siècle, estimé 300.000-400.000 euros.
Ce cachet en néphrite (jade) blanche sculptée, surmonté de deux dragons impériaux dos à dos et daté de l’époque Qianlong (XVIIIe siècle), provient du palais d’été de Pékin. Il est mis en vente par la famille du collectionneur, le général de Vassoigne, qui fut en 1860 commandant du fort de Takov à Tianjin à 140 km au sud de la capitale.
Les conservateurs du Yuanmingyuan (« vieux Palais d’été »), dans le nord-ouest de Pékin, ont vivement protesté mercredi contre cette vente dans un communiqué à Pékin affirmant que le cachet provenait des objets pillés lors du sac du palais par des troupes britanniques et françaises et que de « telles reliques devraient être rapatriées et retournées à leur lieu d’origine ».
Fin février, la Chine avait été ulcérée par la vente « illégale », selon Pékin, tenue à Paris lors de la dispersion de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, de deux bronzes chinois pillés il y a près de 150 ans à Pékin.
(source : AFP)
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Grâce à la demande interne, l’indice de production manufacturière redémarre.![]()
Le premier ministre, Wen Jiabao, l’avait promis en début d’année : la Chine serait la première à sortir de la crise. Le Bureau national des statistiques (BNS) veut y croire, après la publication de l’indice des achats manufacturiers en hausse à 52,4 en mars contre 49 en février. Au-dessus de la barre des 50 en mars, il indique une progression de la production manufacturière.
«L’indice ne montre pas seulement que le plan de relance du gouvernement a commencé à faire effet, mais indique également une stabilisation de l’économie», assure Ma Jiantang, porte-parole du BNS. Le secteur manufacturier est un des bénéficiaires des généreux crédits accordés par les banques chinoises sur les injonctions du gouvernement.

Nicolas Sarkozy et Hu Jintao
La France et la Chine ont célébré aujourd’hui leur amitié retrouvée après une brouille sur le Tibet à l’occasion de la pose de la première pierre de la future ambassade de France à Pékin, en présence de l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin.
Projet à l’étude depuis 10 ans, l’ambassade, située dans un nouveau quartier diplomatique de l’est de Pékin, doit être achevée en seulement 18 mois et sera l’une des plus grandes missions de la France à l’étranger, avec une capacité de 270 postes de travail.
L’ancien Premier ministre s’est réjoui dans un discours de la réconciliation entre la France et la Chine et a rendu hommage aux diplomates.
« La diplomatie privilégie toujours le long terme sur le court terme, et accorde plus d’importance à l’histoire qu’à l’actualité », a-t-il dit dans une allusion à la brouille sur le Tibet que Pékin et Paris ont décidé de mettre derrière eux.



