Les investisseurs chinois choisissent entre Dubai et la Chine
En 2009, l’investissement dans le secteur immobilier a affiché une hausse de 16,1 %, en Chine notamment grâce à la facilité d’accès au crédit. Avec pour corollaire une flambée des prix immobiliers, qui progressent actuellement au rythme de 20 % par an. A Pékin, où le salaire moyen annuel d’un employé s’élevait à 5 000 euros en 2008, l’achat d’un appartement d’environ 90 mètres carrés dépasse 150 000 euros. Soit l’équivalent de trente années de salaire. « Tous les indicateurs tendent vers une bulle spéculative », analyse Andy Xie, économiste indépendant. En décembre, le gouvernement a déjà pris une série de mesures pour décourager les ventes, et la semaine dernière, les banques ont reçu l’ordre de restreindre le crédit. Mais selon Andy Xie, l’efficacité de ces mesures reste à démonter : « Il ne faut pas compter sur les banques pour trouver une réponse à un problème macroéconomique. On ne donne jamais au marché une chance de s’ajuster. Il serait temps de résoudre le problème sérieusement, par exemple en refusant d’étendre les lignes de crédit des promoteurs ».
Longtemps à l’abandon, la capitale est aujourd’hui en pleine mutation. Une effervescence liée aux investissements de Pékin, le nouvel allié du Congo.
A Kinshasa, durant des décennies, le temps semblait s’être arrêté. Kin la belle, devenue Kin poubelle, s’enfonçait dans la crasse. Cette fois, le temps s’est mis à galoper, la ville est comme un géant qui se redresse en faisant craquer ses jointures.
Les visiteurs sont frappés par la transformation du boulevard du 30-Juin, cette épine dorsale qui risque désormais de couper la ville en deux : plusieurs ronds-points ont été gommés, les statues érigées par Kabila père et fils [Laurent-Désiré et Joseph Kabila, respectivement présidents de la RDC de 1997 à 2001 et de 2001 à ce jour] attendent des temps meilleurs sur les bas-côtés, la berme centrale sur laquelle se juchaient mendiants ou vendeurs de journaux a été effacée.

“Les entreprises publiques chinoises ont mis la main sur des gisements d’hydrocarbures kazakhs”, rapporte le site d’informations turkmène Gündogar.org.
Pékin a en effet offert un crédit de 10 milliards de dollars [7,5 milliards d’euros] au Kazakhstan en échange de participation dans des projets énergétiques. Le China National Petroleum Corporation (CNPC) envisage ainsi d’acheter au kazakh Kazmounaïgaz les droits d’exploration et de production d’hydrocarbures dans la mer Caspienne. Il s’agit de 36 champs pétroliers contenant 1,32 milliard de barils, dont le prix de marché s’élève à 65 milliards de dollars. “Mais CNPC l’acquiert pour seulement 16,3 milliards de dollars”, constate le titre.

La Chine a annoncé la suspension des procédures rapides pour les visas aux Etats-Unis, refusant cependant de dire si cette décision était liée à la lutte contre la grippe porcine.
Cette mesure a été officialisée sur le site internet de l’ambassade de Chine aux Etats-Unis.
« La période de traitement des visas chinois sera étendue à six jours ouvrables, alors que le service express et rapide sera suspendu », est-il indiqué.
Mardi, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a refusé de dire si cette mesure avait un lien avec le virus (A)H1N1 et si d’autres pays étaient concernés.
Avec 6,5% cette année, « une forte performance étant donné le contexte mondial », la prévision de croissance en Chine est presque insolente dans le sombre tableau du FMI où celle du PIB mondial tombe à -1,3%, mais elle est nettement insuffisante vue de Pékin.
La troisième économie de la planète fait indéniablement preuve de résistance à la sinistrose ambiante, alors que les Etats-Unis et le Japon, première et deuxième économies, sombrent à -2,8% et -6,2%.


