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mar-23-2010

Au revoir Google Chine

Publié par Pierre dans Web en Chine

Au revoir Google Chine - ChinecroissanceLa décision de de transférer à Hong Kong son moteur de recherches en chinois pourrait constituer un frein au développement de l’internet en Chine continentale et isoler la plus grande communauté d’internautes au monde du reste de la Toile.

Le géant américain est le seul acteur étranger présent sur le marché des moteurs de recherches en Chine et sa décision, qui laisse la place aux seules sociétés chinoises, pourrait se traduire par moins de concurrence et, par conséquent, moins d’innovation, selon certains analystes.

« C’est un pas de plus vers le +Chinternet+, c’est-à-dire l’internet chinois qui ressemble de plus en plus à un intranet », remarque Jeremy Goldkorn, responsable du site Danwei.org et analyste basé à Pékin des médias et de la Toile.

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La semaine dernière, en raison de la date sensible du 20e anniversaire de la répression du mouvement démocratique de Tiananmen, plusieurs sites et réseaux internet étaient censurés en Chine

Depuis mercredi, veille de l’anniversaire, les internautes chinois ne pouvaient plus se connecter à plusieurs services de Microsoft, comme la messagerie Hotmail, ou encore au réseau social Twitter.

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Un administrateur du site Internet au doux nom de «Success» (succès) répond par «chat», en anglais, à notre demande. «Tu veux un diplôme de l’université Paris-VI, un master 2 en ingénierie financière ? Pas de problème, c’est 1 000 euros le parchemin. Je te l’en­voie dans trois jours de la main à la main où que tu sois dans le monde. Pour un diplôme français, c’est vraiment pas cher.»

Devant notre perplexité, le faussaire, qui se dit chinois, insiste : un diplôme canadien nous tenterait peut-être davantage ? Mais c’est plus cher : 1 200 euros. «La plupart de mes clients sont en France», affirme-t-il, sans qu’il soit évidemment possible de vérifier quoi que ce soit. Avant de couper court à la conversation, il explique ne vouloir répondre qu’aux «questions de business». Soupçonnée la semaine dernière par la justice de impliquant des dizaines d’étudiants chinois, l’université de Toulon (Var) a contre-attaqué mardi en révélant le nom de ce site plutôt louche.

Laroussi Oueslati, le président de Toulon, a contacté l’ensemble des présidents d’université français «afin de les alerter», assure-t-il au Figaro : France163.com propose à la vente un certain nombre de diplômes de master et de licence, de différentes universités françaises dont les universités de Franche-Comté, Bordeaux-IV, Paris-VII, Paris-III, Paris-IV, Paris René-Descartes ou encore Aix-Marseille I et II.

Enquête interne

Ces copies sont disponibles à la vente, en ligne, grâce à un paiement sécurisé par carte bancaire pour un prix de base tournant officiellement autour de 1 000 yuans, soit 122 euros. Le site vend notamment en guise de slogan «le succès des réseaux en France» et affiche sur son interface les copies des diplômes. Ces derniers sont semblables à ceux délivrés sur le territoire français. «Face à de tels faits, susceptibles de nuire à la réputation des universités françaises, nous avons le regret de vous faire parvenir ces informations afin de vous permettre de défendre au mieux les intérêts de votre institution», a écrit Laroussi Oueslati aux présidents d’université. Ce dernier explique avoir découvert le site en faisant mener une enquête interne par son centre de ressources informatiques sur les officines chinoises ou françaises œuvrant sur Internet.

Déjà en 2006, une étude de chercheurs de l’Iredu-CNRS et de l’Inra-Enesad révélait que la fraude au diplôme avait pris une ampleur nouvelle avec la globalisation de l’enseignement supérieur et le développement des nouvelles tech­nologies. Les pays le plus touchés sont les pays anglo-saxons et la Chine et chaque «usine à diplômes» engendrerait «un chiffre d’affaires annuel estimé à plus de 20 millions de dollars», affirmaient-ils.

(Source : le Figaro)
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