En deux ans, et malgré son interdiction en 2009, Twitter est devenu un véritable Who’s Who de la dissidence chinoise. Les twitteurs vedettes investissent désormais les sites locaux de microblogging, comme Weibo, dont les adhérents se comptent par millions, afin d’attirer « un maximum d’internautes vers le Twitter libre ».
Et ça marche : on y compte aujourd’hui 100 000 membres chinois, dont 40 000 abonnés aux twitteurs engagés. « En réalité, derrière les noms célèbres, il existe tout un réseau de twitteurs modestes, explique Michael Anti, des chevilles ouvrières de plus en plus nombreuses, qui servent de relai pour transmettre l’info sur les cas d’abus, procurer de l’argent et des avocats aux victimes et organiser des manifs de soutien ».




