Cibles de cyber-attaques en règle, les ordinateurs du bureau central de la propagande du Parti communiste ne répondent plus aux ordres de leurs utilisateurs. Un mystérieux « Commando étudiant contre la censure » a mis au point des moteurs de recherche capables d’effacer sur tous les sites chinois les mots-clés « société harmonieuse », « Parti communiste », et le nom de chacun des vingt-sept membres du Politburo. Chaque jour, des données secrètes numérisées de la Sécurité publique sur les citoyens parviennent aux intéressés, écœurés par l’ampleur de la surveillance dont ils faisaient l’objet.
Continuons la cyber-fiction : des pans entiers de l’économie chinoise ont été privés de connexion par les autorités qui cherchent à endiguer la rébellion. Mais devant la menace d’une chute brutale du commerce mondial, le premier ministre Wen Jiabao, au bord des larmes, tente de raisonner les internautes en colère: un chat en ligne est organisé avec les représentants du Comité révolutionnaire des blogueurs chinois, parmi lesquels on reconnaît les célèbres avatars de Han Han, Bei Feng et Tiger Temple.
Si la Chine refuse, comme l’Inde, de plafonner ses émissions de gaz à effet de serre, dont elle est le plus gros pays émetteur au monde, elle met les bouchées doubles dans le domaine des énergies renouvelables. L’objectif est de révolutionner son « mix énergétique », dominé en 2008 par le charbon.
Depuis le mois de mai, la presse chinoise fait état d’un nouveau schéma directeur pour les nouvelles énergies, encore à l’étude, pour la période 2009-2020 : il pourrait porter sur 3 000 milliards de yuans (300 milliards d’euros) – en incluant toutefois le nucléaire, qui n’est pas considéré en Chine comme une énergie renouvelable.
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Grâce à la demande interne, l’indice de production manufacturière redémarre.![]()
Le premier ministre, Wen Jiabao, l’avait promis en début d’année : la Chine serait la première à sortir de la crise. Le Bureau national des statistiques (BNS) veut y croire, après la publication de l’indice des achats manufacturiers en hausse à 52,4 en mars contre 49 en février. Au-dessus de la barre des 50 en mars, il indique une progression de la production manufacturière.
«L’indice ne montre pas seulement que le plan de relance du gouvernement a commencé à faire effet, mais indique également une stabilisation de l’économie», assure Ma Jiantang, porte-parole du BNS. Le secteur manufacturier est un des bénéficiaires des généreux crédits accordés par les banques chinoises sur les injonctions du gouvernement.

