Confronté à un marché domestique très difficile, eux-mêmes affaiblis par leurs récents changements d’actionnaires, Volvo et Saab tentent de se refaire en Chine.
Les Suédois vont-ils trouver leur salut en Chine ? C’est le pari des deux constructeurs automobiles suédois historiques aux ventes déclinantes dans leurs marchés domestiques, et sortant tout juste d’une période noire, frôlant parfois le démantèlement. Volvo, revendu par Ford au groupe chinois Geely, projette d’ouvrir une première usine en Chine dans les deux prochaines années. L’objectif est d’y ouvrir trois usines d’assemblage avec un objectif de ventes de 300 000 unités sur le premier marché du monde. Le groupe écoule actuellement 30 000 voitures par an dans l’Empire du Milieu, une goutte d’eau pour un marché de 18 millions de véhicules et qui croît de plus de 20% par an. La marque suédoise veut surfer sur cette dynamique pour doubler ses ventes d’ici dix ans, qui s’élèvent en 2010 à 380 000 immatriculations.
Le ministère chinois du Commerce a donné son feu vert jeudi au rachat des automobiles Volvo, filiale de l’américain Ford, par Zhejiang Geely, maison mère de Geely Automobile, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier. Selon elle, l’accord définitif pourrait être scellé dès la semaine prochaine.
Le groupe automobile chinois va débourser 1,8 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros) pour mettre la main sur le constructeur suédois selon l’accord de principe conclu en mars.
