Chine – Bahreïn : agir ensemble pour un cessez-le-feu et sécuriser le détroit d’Ormuz
Wang Yi et Bahreïn : une coordination diplomatique autour du détroit d’Ormuz
Lors d’une conversation demandée par Abdullatif bin Rashid Al Zayani, ministre bahreïni des Affaires étrangères et président actuel du Conseil ministériel du Conseil de coopération du Golfe (CCG), les deux parties ont passé en revue la situation au Moyen-Orient. Al Zayani a souligné la gravité des défis sécuritaires auxquels les pays du Golfe sont confrontés et signalé l’entrave du passage maritime au détroit d’Ormuz.
Bahreïn s’est dit prêt à s’appuyer sur le Conseil de sécurité de l’ONU (ONU) pour contribuer à une solution sur la question du passage maritime, tout en souhaitant renforcer la communication et la coordination avec la Chine. En réponse, Wang Yi a réaffirmé la position de principe de Pékin : s’opposer à l’agression, plaider pour la paix et promouvoir une désescalade.
- Initiative sino-pakistanaise : 5 points
- Objectif central : 1 cessez-le-feu et une cessation des hostilités
- Voie stratégique évoquée : 1 détroit clé – Ormuz
- Acteurs au téléphone : 2 ministres des Affaires étrangères
- Cadre multilatéral mobilisé : 1 Conseil de sécurité de l’ONU
- Les pays du Golfe font face à de sévères défis sécuritaires.
- Le passage maritime au détroit d’Ormuz a été entravé.
- Bahreïn préside le Conseil ministériel du Conseil de coopération du Golfe (CCG).
- La Chine et le Pakistan ont proposé une initiative en cinq points pour rétablir la paix et la stabilité au Moyen-Orient.

Une initiative en cinq points : cessez-le-feu, sécurité du détroit et navigation
Wang Yi a rappelé qu’avec le Pakistan, Pékin a présenté une initiative en cinq points destinée à rétablir la paix et la stabilité dans le Golfe et au Moyen-Orient. Cette initiative comprend notamment : l’arrêt des attaques visant les civils et les cibles non militaires, la garantie de la sécurité du détroit d’Ormuz et le rétablissement d’un passage maritime normal.
Pour la Chine, une trêve et la fin des hostilités reflètent l’aspiration commune de la communauté internationale. L’objectif est clair : créer un terrain propice à la reprise de discussions qui ramènent progressivement un ordre de sécurité stable, au bénéfice des pays du Golfe et, plus largement, des acteurs touchés par les perturbations maritimes.
L’ONU au centre du jeu : apaiser les tensions, pas les enflammer
Wang Yi a insisté sur le rôle que doit jouer le Conseil de sécurité de l’ONU : ses décisions doivent contribuer à détendre la situation, à faire cesser la guerre et à relancer des pourparlers, et non à cautionner des actes de guerre illégaux ni à attiser le conflit. Cette ligne vise à cadrer l’action multilatérale sur des objectifs de désescalade et de rétablissement d’une stabilité durable.
Le signal envoyé par Manama – mobiliser le Conseil de sécurité sur la question du passage à Ormuz – converge avec cette approche. Il s’agit de replacer la sécurité de la navigation dans un cadre institutionnel et de responsabilité partagée.
Position de Pékin : s’opposer à l’agression, défendre la paix, protéger le Sud global
La Chine met en avant une posture constante : opposition à l’agression, promotion de la paix et recherche d’une stabilité régionale pérenne. Pékin se dit prêt à travailler avec le Bahreïn pour obtenir l’arrêt des hostilités, restaurer la paix et consolider la sécurité collective.
Wang Yi a également insisté sur la protection des droits et intérêts légitimes du Sud global, en particulier ceux des pays petits et moyens. Cette priorité place la sécurité des Etats les plus exposés au coeur des efforts diplomatiques, tout en cherchant des solutions pouvant bénéficier à l’ensemble de la région.
Navigation et commerce : rétablir un passage maritime normal
L’entrave décrite par Manama au détroit d’Ormuz a un impact immédiat sur la fluidité des routes maritimes régionales. L’initiative évoquée par Pékin – garantir la sécurité du détroit et rétablir une navigation normale – vise explicitement à réduire ces perturbations et à prévenir une aggravation des risques liés au transport.
Dans cette perspective, la coordination entre la Chine et le Bahreïn, l’appui du Conseil de sécurité de l’ONU et l’appel large à une cessation des hostilités composent un cadre d’action susceptible d’améliorer progressivement la situation en mer et à terre.

Etapes à surveiller : communication, coordination et trêve
Plusieurs signaux clés ressortent de l’échange : d’abord, la poursuite d’une communication étroite entre Pékin et Manama. Ensuite, la volonté de s’appuyer sur des voies multilatérales – en tête, le Conseil de sécurité – pour sécuriser le passage maritime à Ormuz. Enfin, le cap général reste la recherche d’un cessez-le-feu et la reprise de pourparlers, afin de transformer une trêve en stabilité durable.
- La Chine et le Bahreïn affichent une convergence : obtenir un cessez-le-feu et restaurer la paix.
- L’initiative en cinq points cible la protection des civils, la sécurité du détroit d’Ormuz et la reprise d’une navigation normale.
- Le Conseil de sécurité de l’ONU est identifié comme levier pour apaiser la situation et relancer le dialogue.
- Pékin met en avant la défense des droits légitimes du Sud global, notamment des pays petits et moyens.
Vers une désescalade concertée
En s’alignant sur des objectifs lisibles – trêve, sécurité maritime, cadre multilatéral – Pékin et Manama cherchent à transformer l’urgence du moment en dynamique de stabilisation. Si les actes suivent ces intentions, la voie s’ouvrirait à un apaisement réel et à la normalisation progressive du passage au détroit d’Ormuz.
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Sources : ECNS
