RedNote veut investir 2,2 milliards de dollars dans un datacenter en Mongolie-Intérieure
RedNote, la plateforme sociale chinoise connue sous le nom de Xiaohongshu, envisage de construire un immense datacenter en Mongolie-Intérieure pour un montant de 2,2 milliards de dollars. Ce projet s’inscrit dans une vague d’investissements massifs dans l’infrastructure IA en Chine. La région attire désormais les géants du numérique grâce à ses coûts énergétiques particulièrement bas – un avantage décisif à l’heure où la demande en puissance de calcul explose.
- RedNote (Xiaohongshu) prévoit un datacenter de 2,2 milliards de dollars en Mongolie-Intérieure.
- La région devient un hub IA majeur grâce à ses faibles coûts en électricité.
- DeepSeek recrute également dans cette zone, signe d’un engouement plus large.
Un investissement colossal pour une plateforme en plein essor
RedNote n’est pas une application ordinaire. Connue en Chine sous le nom de Xiaohongshu, elle mélange réseau social, partage de contenus lifestyle et e-commerce. La plateforme a connu une notoriété internationale début 2025, lorsque des millions d’Américains l’ont rejointe en masse après les menaces de ban pesant sur TikTok.
Aujourd’hui, l’entreprise passe à la vitesse supérieure sur l’infrastructure. Selon une source citée par le South China Morning Post, RedNote envisage de construire un datacenter de grande envergure en Mongolie-Intérieure, pour un investissement estimé à 2,2 milliards de dollars. Un chiffre qui illustre l’ampleur des ambitions technologiques de la plateforme.
- 2,2 milliards de dollars : montant envisagé pour le datacenter de RedNote en Mongolie-Intérieure.
- Mongolie-Intérieure : région ciblée pour ses coûts énergétiques parmi les plus bas de Chine.
- DeepSeek : l’un des autres acteurs de l’IA qui recrute activement dans cette même région.
- La Chine a lancé un plan massif de développement de l’infrastructure IA, encourageant les entreprises tech à investir dans des capacités de calcul à grande échelle.
- La Mongolie-Intérieure bénéficie d’une électricité bon marché, issue notamment des énergies renouvelables, ce qui en fait une zone stratégique pour les datacenters énergivores.
- RedNote a gagné une audience mondiale début 2025, renforçant la pression sur ses infrastructures techniques.

La Mongolie-Intérieure, nouveau carrefour de l’IA chinoise
Pourquoi la Mongolie-Intérieure ? La réponse tient en un mot : l’énergie. La région dispose d’une électricité à bas coût, alimentée en partie par des ressources renouvelables. Pour des datacenters qui consomment des centaines de mégawatts en continu, cet avantage est décisif.
RedNote n’est pas seule à l’avoir compris. DeepSeek, le laboratoire d’IA chinois qui a surpris le monde début 2025 avec ses modèles performants et économiques, recrute également du personnel dans cette région. Ce double signal – un acteur du social media d’un côté, un pur acteur de l’IA de l’autre – renforce l’hypothèse que la Mongolie-Intérieure est en train de devenir un hub stratégique pour l’industrie tech chinoise.
L’infrastructure IA, nouvelle priorité nationale en Chine
Ce projet ne s’explique pas seulement par les besoins propres à RedNote. Il s’inscrit dans une dynamique nationale. Pékin a clairement identifié l’infrastructure IA comme un pilier de sa stratégie technologique. Les entreprises chinoises investissent massivement dans les capacités de calcul, les datacenters et les réseaux à haut débit.
Cette course à l’infrastructure répond à une logique simple. L’IA générative et les grands modèles de langage exigent des ressources de calcul considérables. Sans datacenter puissants, impossible de développer ni de déployer ces technologies à grande échelle. RedNote, qui intègre de plus en plus de fonctionnalités IA dans son application, a besoin de cette capacité pour rester compétitive.
RedNote face à un double défi : croissance et puissance de calcul
La plateforme doit gérer une croissance rapide de ses utilisateurs. Son afflux d’utilisateurs internationaux début 2025 a mis en lumière ses besoins en infrastructure. Plus d’utilisateurs signifie plus de données, plus de contenus à modérer, plus d’algorithmes de recommandation à faire tourner.
Parallèlement, l’intégration de l’IA dans les fonctionnalités de l’application – recherche visuelle, recommandations personnalisées, génération de contenus – exige une puissance de calcul croissante. Construire son propre datacenter permet à RedNote de maîtriser ses coûts sur le long terme et de réduire sa dépendance aux fournisseurs cloud tiers.
Un signal fort pour l’écosystème tech chinois
L’annonce – ou du moins la fuite – de ce projet envoie un message clair au marché. Les grandes plateformes chinoises ne se contentent plus d’acheter des services cloud. Elles construisent leur propre infrastructure souveraine. Cette tendance semble s’accélérer depuis 2024, portée par les restrictions américaines sur les semi-conducteurs et la volonté de Pékin de renforcer l’autonomie technologique du pays.
DeepSeek illustre cette même dynamique. Le laboratoire a prouvé qu’il était possible de développer des modèles d’IA très performants avec des ressources limitées. Mais pour passer à l’échelle, il faut des datacenters. Et la Mongolie-Intérieure offre exactement cela : de l’espace, de l’énergie et des coûts maîtrisés.
- RedNote envisage un datacenter de 2,2 milliards de dollars en Mongolie-Intérieure.
- La région s’impose comme un hub IA grâce à ses faibles coûts énergétiques.
- DeepSeek y recrute aussi, confirmant l’attrait stratégique de la zone.
- Ce projet s’inscrit dans la priorité nationale chinoise de développer l’infrastructure IA.
- Les grandes plateformes chinoises misent de plus en plus sur leur propre infrastructure souveraine.

La Chine construit les fondations de son avenir numérique
Le projet de RedNote n’est pas un fait isolé. Il semble indiquer une transformation profonde du modèle tech chinois : moins dépendant des fournisseurs étrangers, plus ancré dans des infrastructures propriétaires et localisées. La Mongolie-Intérieure, longtemps perçue comme une région périphérique, devient un maillon essentiel de cette stratégie.
Et vous, pensez-vous que cette course aux datacenters va creuser encore plus l’écart technologique entre la Chine et le reste du monde ? Donnez votre avis en commentaire.
Sources : South China Morning Post
