Un chercheur chinois ex-Meta lève 4,6 milliards de dollars pour créer une IA capable de s’améliorer seule
Un ancien directeur scientifique de Meta vient de cofonder une start-up valorisée à 4,65 milliards de dollars. Son objectif : créer une intelligence artificielle capable de s’améliorer elle-même, sans intervention humaine. Ce pari attire déjà Nvidia et AMD, deux des géants mondiaux des semi-conducteurs.
- Tian Yuandong, ex-Meta, lance Recursive Superintelligence avec 7 cofondateurs.
- La start-up lève plus de 650 millions de dollars à une valorisation de 4,65 milliards.
- Nvidia et AMD participent au tour de table aux côtés des fonds GV et Greycroft.
- L’objectif : une IA qui automatise sa propre recherche et son propre développement.
Un chercheur licencié par Meta qui revient en force
Tian Yuandong n’est pas un inconnu dans le monde de l’IA. Il dirigeait jusqu’à récemment l’équipe FAIR – le laboratoire de recherche fondamentale en intelligence artificielle de Meta. Licencié lors des vagues de suppressions de postes chez Meta, il n’a pas attendu longtemps pour rebondir.
Avec sept autres cofondateurs, il a lancé Recursive Superintelligence. La start-up a officiellement annoncé mercredi sa création et sa levée de fonds.
- 650 millions de dollars levés lors du premier tour de table
- 4,65 milliards de dollars : valorisation initiale de la start-up
- 8 cofondateurs au total, dont un ancien directeur de recherche de Meta
- 2 géants des puces impliqués : Nvidia et AMD
- Meta a procédé à plusieurs vagues de licenciements dans ses équipes de recherche en IA ces dernières années.
- L’auto-amélioration récursive des IA est considérée comme l’un des défis les plus ambitieux du secteur.
- Nvidia et AMD sont les deux principaux fournisseurs de puces graphiques utilisées pour entraîner les modèles d’IA.

L’auto-amélioration de l’IA : une course aux enjeux vertigineux
Le concept au cœur du projet s’appelle l’amélioration récursive. L’idée : une IA qui peut automatiser son propre processus de recherche et de développement. En clair, un système qui perfectionne lui-même son code et son raisonnement, sans avoir besoin d’ingénieurs humains pour chaque étape.
Ce domaine est souvent présenté comme le Saint Graal de la recherche en IA. La raison est simple. Une entreprise qui y parvient en premier serait capable d’accélérer ses progrès de manière exponentielle. Elle creuserait rapidement un écart difficile à combler pour ses concurrents.
Recursive Superintelligence résume cette ambition ainsi : « La voie la plus rapide vers la superintelligence sera réalisée par une IA qui s’améliore récursivement elle-même, grâce à des algorithmes ouverts qui alimentent une innovation sans fin. »
Nvidia et AMD misent sur ce pari risqué
La présence de Nvidia et d’AMD dans ce tour de table n’est pas anodine. Ces deux fabricants de puces dominent le marché des processeurs graphiques utilisés pour entraîner les modèles d’IA. Leur participation semble indiquer qu’ils voient dans l’auto-amélioration de l’IA un axe stratégique majeur.
Le tour de table est mené par les fonds de capital-risque GV et Greycroft. Nvidia et AMD y contribuent avec une « participation majeure », selon les termes de la start-up.
Un chercheur chinois au cœur de la Silicon Valley
Le parcours de Tian Yuandong illustre une tendance plus large. De nombreux chercheurs en IA d’origine chinoise, formés dans des universités américaines ou passés par les grands laboratoires de la Silicon Valley, jouent aujourd’hui un rôle central dans la course mondiale à l’intelligence artificielle.
Son licenciement par Meta peut être lu comme un tournant. Il a transformé une rupture professionnelle en opportunité pour lancer l’un des projets d’IA les plus ambitieux du moment.
Une valorisation qui reflète l’appétit des investisseurs
4,65 milliards de dollars pour une start-up à peine née : le chiffre interpelle. Il renforce l’hypothèse que les investisseurs sont prêts à miser des sommes considérables sur des projets encore très théoriques, tant que l’ambition est suffisamment radicale.
La course à la superintelligence ne se joue plus seulement entre OpenAI, Google DeepMind ou Anthropic. De nouvelles structures, fondées par des transfuges des grands laboratoires, entrent en lice avec des capitaux massifs dès le départ.
- Tian Yuandong, ex-Meta, cofonde une start-up d’IA auto-améliorante valorisée à 4,65 milliards de dollars.
- Nvidia et AMD participent au tour de table, signal fort de l’intérêt stratégique du secteur.
- L’auto-amélioration récursive de l’IA pourrait donner un avantage exponentiel au premier à y parvenir.
- La levée de 650 millions dès le lancement reflète l’appétit des investisseurs pour l’IA de rupture.

La prochaine frontière de l’IA s’ouvre à peine
La création de Recursive Superintelligence marque une nouvelle étape dans la course à l’IA. Les acteurs ne sont plus seulement les géants établis. Les anciens chercheurs des grands laboratoires, armés de capital et d’ambition, redessinent le paysage. L’auto-amélioration de l’IA reste un défi non résolu – mais les ressources mobilisées pour y parvenir n’ont jamais été aussi importantes.
Et vous, pensez-vous que l’IA auto-améliorante représente une opportunité ou un danger ? Donnez votre avis en commentaire.
Sources : South China Morning Post
