Glissement de terrain à Chongqing : 51 morts et 10 disparus, la Chine frappée deux fois en deux semaines
Un glissement de terrain a tué au moins 51 personnes dans le district de Pengshui, à Chongqing, dans le sud-ouest de la Chine. Le drame s’est produit le 17 juillet 2026. Dix personnes restent portées disparues. Ce bilan survient moins de deux semaines après un autre glissement meurtrier dans la province du Gansu, révélant une vulnérabilité persistante face aux catastrophes naturelles dans plusieurs régions chinoises.
- Un glissement de terrain a frappé le district de Pengshui à Chongqing le 17 juillet 2026.
- 51 corps ont été retrouvés, 10 personnes restent portées disparues.
- Plusieurs immeubles résidentiels ont été emportés par la coulée.
- Un deuxième glissement meurtrier avait touché le Gansu quelques jours plus tôt.
Un quartier résidentiel englouti sous la roche et la terre
Les images diffusées par les médias d’État sont saisissantes. Un énorme amas de rochers et de terre s’est effondré directement sur une rue résidentielle et commerçante de Pengshui. Le glissement a emporté plusieurs immeubles situés au pied d’une montagne, ainsi que des bâtiments longeant une berge de rivière.
Ce type de configuration – des habitations construites entre un relief montagneux et un cours d’eau – est fréquent dans les zones rurales et semi-urbaines du sud-ouest chinois. Ce positionnement les rend particulièrement vulnérables aux mouvements de terrain lors d’épisodes de pluies intenses.
- 51 corps retrouvés au 30 juillet 2026
- 10 personnes toujours portées disparues
- Plus de 1 000 secouristes mobilisés sur le site
- 21 morts dans un glissement au Gansu, moins de deux semaines avant
- 33 personnes ensevelies lors de ce précédent glissement dans le nord-ouest du pays
- Le district de Pengshui se situe dans la municipalité de Chongqing, dans le sud-ouest de la Chine, une région montagneuse soumise à de fortes précipitations estivales.
- La Chine est régulièrement touchée par des glissements de terrain et des inondations, notamment entre juin et septembre, lors de la saison des pluies.
- Un précédent glissement meurtrier avait frappé la province du Gansu mi-juillet 2026, causant 21 morts parmi 33 personnes ensevelies.

Plus de mille secouristes, mais aucun signe de vie
Les opérations de secours ont mobilisé plus d’un millier de sauveteurs. Des plongeurs ont fouillé la rivière voisine du site. Des robots ont également été déployés pour explorer les zones inaccessibles aux équipes humaines.
Malgré cette mobilisation importante, les sauveteurs ont rapidement prévenu : il n’y avait plus aucun signe de vie sous les décombres. Le 30 juillet, les autorités du district ont confirmé le bilan sur les réseaux sociaux, précisant que 10 personnes restaient officiellement portées disparues.
La rapidité et la violence du glissement n’ont laissé que peu de chances aux habitants pris au piège dans les immeubles effondrés.
Deux catastrophes en moins de deux semaines : un signal inquiétant
Le glissement de Chongqing n’est pas un événement isolé. Il survient moins de deux semaines après un autre drame similaire dans la province du Gansu, dans le nord-ouest du pays. Ce deuxième glissement avait enseveli 33 personnes. Parmi elles, 21 ont perdu la vie.
La répétition rapide de ces événements semble indiquer une conjonction de facteurs : des précipitations inhabituellement fortes, des terrains fragilisés, et des zones d’habitat situées dans des zones à risque. Ces catastrophes mettent en lumière les défis persistants de la gestion des risques naturels dans les régions rurales et montagneuses de Chine.
Une saison des pluies sous haute tension
L’été est traditionnellement la période la plus dangereuse en Chine pour ce type de catastrophe. Les pluies de mousson saturent les sols, déstabilisent les versants et provoquent des crues soudaines. Les régions montagneuses du sud-ouest – Sichuan, Chongqing, Yunnan – et celles du nord-ouest comme le Gansu sont parmi les plus exposées.
Les autorités chinoises investissent régulièrement dans des systèmes d’alerte précoce et des travaux de stabilisation des versants. Pourtant, la densité de population dans certaines vallées et les contraintes économiques locales limitent parfois l’efficacité de ces dispositifs.
Un bilan humain lourd, des questions sur la prévention
Le bilan cumulé des deux glissements dépasse les 70 morts en moins de quinze jours. Ce chiffre relance les interrogations sur la cartographie des zones à risque et la politique d’urbanisation dans les régions exposées.
Les immeubles emportés à Chongqing étaient situés en bas d’une pente et en bordure de rivière – deux facteurs aggravants bien identifiés par les spécialistes des risques naturels. La question de l’implantation de ces habitations dans une zone aussi exposée peut être lue comme un enjeu de planification urbaine autant que de catastrophe naturelle.
- 51 morts et 10 disparus dans le glissement de terrain de Chongqing du 17 juillet 2026.
- Plusieurs immeubles résidentiels ont été entièrement emportés par la coulée.
- Plus de 1 000 secouristes mobilisés, sans retrouver de survivants.
- Un deuxième glissement meurtrier avait frappé le Gansu moins de deux semaines avant.
- Ces deux drames consécutifs soulèvent des questions sur la gestion des risques naturels en Chine.

Deux catastrophes qui posent la question de la résilience face aux risques naturels
La succession de ces deux glissements de terrain en quelques jours illustre la pression que font peser les aléas climatiques estivaux sur les régions montagneuses chinoises. La mobilisation des secours a été rapide et massive. Mais face à des coulées aussi violentes, les marges de manoeuvre restent étroites. Les autorités locales et nationales devront probablement réévaluer la cartographie des zones habitées les plus exposées.
Et vous, pensez-vous que la Chine doit repenser l’urbanisation de ses zones montagneuses à risque ? Donnez votre avis en commentaire.
Sources : BFMTV
