Chinecroissance

Toute l'Actualité Economique de la Chine et sa croissance

Environ 500 000 ans avant Jésus-Christ : “l’homme de Pékin” (découvert en 1921 près de pékin), un homme supérieur des cavernes, connaissait déjà l’usage du feu. Il fabriquait des outils en pierre, vivant de cueillette et de chasse.

  • En 2200-1700 avant Jésus Christ : des Xia
    Ses habitants domestiquent les animaux, cultivent le blé et fabriquent la soie et les premiers vases de bronze.

  • XVIe au Xe siècle avant Jésus Christ : des Shang (capitale Yin près d’Anyang dans la province de Henan).
    Apparition de l’écriture (prouvée par la découverte d’inscriptions sur des os divinatoires et des écailles de tortues), perfectionnement de la roue, chas de combat, fabrication de récipients en bronze.

  • XIe au VIe siècle avant Jésus Christ : des Zhou de l’ouest
    Période d’expansion, organisation d’une administration centralisée et construction de cités palais. Invention de la fonte du fer (plus de 1 500 ans avant l’Europe), des pièces de monnaie en métal et des tables de multiplication.Les nombreuses cités établies sur le fleuve jaune et dans la plaine centrale (actuellement Henan, Hebei et Shandong) forment une confédération de “royaumes du centre”, en ZhongGuo (pays du milieu) – terme qui deviendra l’un des noms les plus courants de la . La fin de la période est appelée époque des “Printemps et Automnes”.

  • Ve au III e siècle avant Jésus Christ : “Les royaumes combattants”
    Cette période correspond à une intense vie culturelle, grâce à des érudits et des philosophes comme Confucius (551-479 avant JC) et Lao Tseu nés à la même époque que les grandes pensées grecques. Dans le giron des cours princières naitront des sages et savants errants, qui vont contribuer à répandre une culture commune à l’ensemble du monde . Les guerres de conquête ont entrainé la construction de tonçons de grandes murailles de défense et de protection contre les incursions des nomades venus du Nord.

  • En 221-226 avant Jésus-Christ : Dynastie des Qin
    Qin Shihuangdi (premier Auguste souverain Qin) unifie la et fonde le premier Empire . Tous les empires suivants s’inspireront de ce modèle d’ordre nouveau. Brillant organisateur, il unifie tout : l’écriture, la monnaie de bronze, les poids et mesures, et même l’écartement des essieux des voitures; mais aussi despote, il ordonne de bruler les livres jugés subversif et fait occire bon nombre de lettrés. de larges routes sont construites pour relier toutes les provinces au pouvoir centralisé, les vestiges des murailles sont prolongés afin de créer une ligne de défense continue sur plus de 3 000 kilomètres : la grande muraille. Il aménage, près de Xi’an, son immense tombeau souterrain et sa fabuleuse armée de terre cuite enterrée, découverte en 1974.

  • En 206 avant Jésus Christ à 220 : Dynastie des Han (contemporain de l’empire romain)
    A la suite d’une insurrection paysanne, Lui Bang dit “Han Gaozu” fonde l’empire Han, l’empire des “Fils du Ciel”, les Chinois de souche. La dynastie est divisée en premiers Han (jusqu’à l’an IX) et Han postérieurs. L’ouverture de la route de la Soie met en contact la et l’empire romain. Invention du papier (un millénaire avant l’Europe), le premier sismographe de l’ et fabrication de porcelaines.

  • En 220-581 : Les 3 royaumes
    C’est le moyen âge chinois et la ruine de l’état centralisé. Trois rois luttent pour la prépondérance : Shu à l’ouest, Wu à l’est, Wei au nord. Cette période de courte durée (englobe les “Seize Royaumes des Cinq Barbares”), inspire durablement l’opéra chinois qui en tire la majorité de ses pièces. Le bouddhisme arrive par la route de la Soie.

  • En 581-618 : Dynastie des Sui
    Réunification de l’Empire après quatre siècles de chaos. Un ensemble impressionnant de grands travaux et de réformes agraires est entrepris. La construction du Grand Canal, près de 2 000 km de Pékin à Hangzhou, permettra d’approvisionner le Nord en riz et d’autres produits du bas Yangtze.

  • En 618-907 : Dynastie des Tang
    C’est l’âge d’or de la culture chinoise qui rayonne sur l’asie entière depus la capitale Chang’an (Xi’an), une ville cosmopolite où ont été construits des temps bouddhistes, des lieux de culte chrétiens, des mosquées et des synagogues. A canton vivent plus de 100 000 marchands étrangers, en majorité musulmans. On crée des soieries fines et des objets de laque. Floraison de la musique et de la poésie classiques avec le célèbre Li Po. Impression du premier livre en 677 et invention de la poudre. Mais cet empire aristocratique est aussi guerrier : son expansion militaire va jusqu’en Iran, Inde du Nord et Corée. La rébellion de An Lushan (755-763), un général d’origine barbare, métis de sodgien et de turc, entraine une réaction nationale de xénophobie, avec un décret qui interdit les rapports entre chinois et étrangers.

  • En 907-960 : Les cinq Dynasties et les dix royaumes
    Tout le pays est secoué par les guerres civiles et l’empire éclate en chefferies militaires. Les cinq Dynasties se partagent le Nord et les dix royaumes le Sud, dont le royaume de Dali qui dura de 938 à 1254. La disparition du pouvoir d’Annam, de se libérer de la tutelle chinoise.

  • En 960-1279 : Dynastie des Song
    Les Song du Nord et du Sud sont de grands empires barbares d’origines nomade, mais qui restaurent la grandeur de la Chine. Développement urbain, essor de l’économie, progrès des sciences, diffusion de l’imprimerie (500 ans avant l’Europe), de la porcelaine et du céladon. L’empire des Liao (946-1125), d’origine Kitan, une race mongole, est à l’époque si prestigieux qu’il explique pourquoi le nom de la Chine est dérivé de Kitai (d’où le mot Cathay utilisé par les Anglais à la suite des voyages de Marco Polo). Les Song, société raffinée, devront abandonner leur capitale Kaifeng dans le Nord, aux Jurchen de Mandchourie (d’origine Toungouse) qui fondent la Dynastie des Jin. Les Song installent leur capitale à Hangzhou dans le Sud. Dans le Nord Ouest, des Tibétains métissés créent un grand empire, le Xi Xia (ou Xia occidentaux) unissant des populations diverses, pasteurs du lac Koko Nor, nomades de Mongolie, Turcs Ouigours…

  • En 1279-1368 : Dynasties des Yuan, époque Mongole
    Genghis Khan met à sac Pékin en 1215. Les Mongols conquièrent l’empire des Jin dans le Nord en 1234, puis envahissent la Chine du Sud , le dernier refuge des Song. En 1271, le petit fils de Gengis, Kubilai Khan fonde la Dynastie des Yuan et fait de Pékin sa capitale (alors nommée Dadu, la grande capitale). L’unification politique de la plus grande partie de l’Asie par les mongols a ouvert la Chine plus largement sur le monde extérieur que ne l’avaient fait les dynasties Han et Tang. Parmi les voyageurs les plus illustres : le marchand Marco Polo de Venise et Ibn Battuta de Tanger.

  • En 1368-1644 : Dynastie des Ming, chinoise
    Pour la deuxième fois, une insurrection populaire aboutit à la fondation d’une dynastie. L’un des chefs de rebellions, ZhuYuanzhang, est fils d’un paysan. Ce nouvel empereur, qui prend le nom de Hongwu, entreprend une œuvre gigantesque de reconstruction économique : reboisement, remise en valeur des terres, irrigation. Renommée pour ses porcelaines, la dynastie des Ming bâtit la Cité interdite de Pékin, un palais impérial de 9 999 pièces en bois précieux du Yunnan. Le grand règne de Yongle, le troisième empereur Ming, est marqué par l’expansion militaire (occupation du Vietnam en 1421). Yongle relève la Grande Muraille et lui donne son aspect actuel. De grands voyages maritimes sont organisés sous la conduite d’eunuques (puissants au palais) dont le plus célèbre est le musulman Zheng He, dépêchant de grandes flottes marchandes qui nouent des contacts et explorent tous les ports de la mer du Sud jusqu’aux cotes de l’Inde et de l’Afrique orientale.
    Mais, au milieu du XVe siècle, les nomades repassent à l’attaque. Une autre menace grave vient de la piraterie d’origine japonaise qui sévit sur les cotes depuis Shanghai jusqu’à Canton et l’ile de Hainan. En 1557, Macao est mise à la disposition des Portugais en remerciement de leurs efforts contre la piraterie (de nombreux Chinois se sont joints aux japonais). L’empereur fut obligé d’interdire toutes les communications maritimes. Il s’ensuivit une coupure volontaire avec le monde extérieur. Les Jurgen du Jehol (Mongolie orientale) empiètent sur la Mandchourie (vielle terre de colonisation chinoise et verrou de l’empire au Nord-Est), et prennent le nom de Mandchous en 1635.

  • En 1644-1911 : Dynastie des Qing
    Les Mandchous s’installent en Chine et se comportent comme des seigneurs destinés à régner sur une population d’esclaves : interdiction de mariages mixtes, ségrégation des Chinois dans les grandes villes, obligation du port de la natte sous peine de mort, création d’enclaves mandchoues dans le Nord et la région de Pékin. Cependant, une rapide évolution adouci le caractère draconien de ces mesures. C’est l’œuvre du grand empereur Kangxi, patron des lettres et des arts chinois (contemporain de louis XIV). Son œuvre s’est accompagnée d’une sinisation de l’aristocratie mandchoue. C’est sous son règne que la civilisation chinoise brille d’un éclat particulier. Au XVIIe siècle, l’occident exerce une grande influence grâce aux missionnaires jésuites. A la fin du règne de Qianlong (1736 – 1796), des troubles intérieurs (insurrections de paysans affiliés à la secte secrète du lotus blanc) et des guerres aux frontières se multiplient.
    Révoltes des musulmans au Xinjiang, soulèvements des minorités ethniques dans le Sichuan et à Taiwan, chez les Miaos dans le Sud-Ouest, ainsi que dans le Nord de la Birmanie, au Népal et au Vietnam. Au début du XVIIIe siècle, le sentiment national se développe et entraine la rupture de toute relation avec l’Occident.
    A partir de 1757, seul le port de Canton reste ouvert au commerce avec l’étranger. Les firmes étrangères, acheteuse de thé et de soie, supportent avec impatience les restrictions du gouvernement mandchou. Au XIXe siècle, la dynastie mandchoue entre dans une période de déclin. L’économie chinoise, qui utilise une monnaie d’argent, entre en concurrence avec une économie mondiale fondée sur la monnaie d’or. Un conservatisme obstiné, la corruption, l’apparition des négociants européens et de leur opium minent le pouvoir des Mandchous. Les Occidentaux s’étaient mis à pratiquer sur une grande échelle la contrebande de l’opium, denrée produite à bon compte par les Bengalis de la Compagnie britannique des Indes orientales. Malgré l’interdiction chinoise, les Anglais continuent à en faire commerce pour équilibrer le volume croissant de leurs achats. Les incidents se multiplient à Canton entre marchands anglais et fonctionnaires chinois.

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