La plus ancienne poterie est chinoise

La plus ancienne poterie est chinoise-ChinecroissanceVieille de 18 000 ans

Des tessons de céramiques découverts dans la grotte Yuchanyan, en Chine méridionale (Hunan), viennent d’être datés de 18 000 ans. Ce qui fait de cette poterie la plus ancienne jamais découverte. De précédents travaux avaient permis la mise au jour, dans la même région, de tels objets d’argile cuite plus récents de 2 000 à 3 000 ans.

Ces résultats, publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), s’appuient sur la datation au radiocarbone (carbone 14) de charbons et de collagène d’ossements animaux retrouvés dans la même couche stratigraphique. L’ensemble des datations effectuées sur les vestiges animaux du site indique une occupation de la grotte remontant à 21 000 ans environ. Des assemblages d’ossements animaux et des outils lithiques ont également été découverts sur le site.

Les chercheurs sont parvenus à réunir suffisamment de tessons pour reconstituer ce que devait être l’aspect de la céramique. D’aspect conique, celle-ci devait mesurer une trentaine de centimètres de hauteur. En outre, la qualité de sa facture laisse supposer que les artisans qui l’ont façonnée devaient être dépositaires d’un savoir-faire acquis de longue date.

La présence de telles céramiques à des époques aussi hautes pose question à la communauté scientifique. Elle suggère que la transition du paléolithique au néolithique s’est faite, en Asie de l’Est, sur de très longues périodes.

Au contraire, au Proche-Orient, le passage d’un mode de vie de nomades chasseurs-cueilleurs se fait relativement vite. Et ce n’est qu’autour du Xe millénaire avant notre ère que l’on retrouve de telles céramiques, sur des sites occupés par des populations déjà sédentarisées et maîtrisant les techniques agricoles. Une statuette en céramique datée d’environ 25 000 ans – la célèbre Vénus de Dolní Vestonice – a bien été mise au jour en Moravie (République tchèque) au début du XXe siècle, mais jamais aucun récipient remontant à des époques aussi anciennes n’a jamais été découvert.

Et pour cause : les chercheurs s’interrogent sur l’utilité de ces poteries primitives pour des populations ne maîtrisant pas encore l’agriculture – comme on le présume de celles occupant le site de Yuchanyan il y a 18 000 ans. Cependant, le site a également livré de rares restes de grains de riz. D’où ces questions : y avait-il plus de riz à l’origine qu’on n’en exhume aujourd’hui ? Ce riz était-il totalement sauvage ou déjà le fruit d’un embryon d’agriculture, dans une région réputée être le berceau de la domestication de cette céréale, à la base des régimes alimentaires de l’ensemble de l’Asie… Enfin, des questions se font également jour sur la nature de l’habitat qu’aurait représenté la grotte pour ses occupants d’il y a 18 000 ans.

Pierre

Je m'appelle Pierre, et j'ai consacré une grande partie de ma vie à étudier et à comprendre l'économie chinoise. Diplômé d'un MBA en affaires internationales, j'ai eu la chance de vivre à Shanghai pendant cinq ans. Cette expérience a non seulement approfondi ma compréhension de la Chine moderne, mais elle m'a aussi permis de saisir les nuances complexes de son économie en rapide évolution.

Pierre

Je m'appelle Pierre, et j'ai consacré une grande partie de ma vie à étudier et à comprendre l'économie chinoise. Diplômé d'un MBA en affaires internationales, j'ai eu la chance de vivre à Shanghai pendant cinq ans. Cette expérience a non seulement approfondi ma compréhension de la Chine moderne, mais elle m'a aussi permis de saisir les nuances complexes de son économie en rapide évolution.

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