Crime organisé en Chine : vaste campagne nationale contre les « six bullies »
Une campagne nationale pour rétablir l’ordre local
Depuis mars, des avis officiels se multiplient à travers la Chine pour cibler des groupes criminels structurés qui dominent des territoires, oppriment les habitants et perturbent l’ordre social. Des provinces comme le Hunan, le Shandong, le Gansu, le Sichuan et le Jilin, ainsi que les villes de Chongqing et Shenyang, ont annoncé des actions coordonnées.
Les autorités précisent que la campagne portera sur des activités en milieu rural, urbain et industriel. Les forces de l’ordre affirment aussi qu’elles s’intéresseront aux individus qui fournissent une protection ou une couverture à ces groupes.
- 5 provinces mentionnées : Hunan, Shandong, Gansu, Sichuan, Jilin
- 2 grandes villes citées : Chongqing et Shenyang
- 6 cibles regroupées sous l’appellation (« six bullies »)
- 3 secteurs économiques visés : construction, transport, tourisme
- Campagne annoncée depuis mars à l’échelle du pays, via des avis de police locaux
- Ciblage des groupes qui s’imposent par la coercition, faussent les marchés et nuisent à l’ordre public

Qui sont les « six bullies » et comment opèrent-ils
Cette appellation administrative regroupe des formes de criminalité organisée actives à différents niveaux. En milieu rural, les « village bullies » et « township bullies » utilisent la violence ou la pression pour contrôler les affaires locales, interférer dans les élections de base et s’approprier des actifs collectifs. L’objectif affiché est de briser les groupes qui s’arrogent un pouvoir illégitime sur les communautés.
En parallèle, la campagne vise les réseaux qui exploitent illégalement des ressources naturelles, comme le sable et les mines, ainsi que ceux qui monopolisent des marchés ou imposent des transactions forcées. Ces pratiques sont pointées notamment dans la construction, le transport et le tourisme.
En ville, les autorités ciblent aussi des bandes qui occupent les espaces publics et pratiquent l’extorsion, l’intimidation et d’autres activités perturbatrices, parfois avec l’implication de mineurs. Les individus qui offrent une couverture ou une protection à ces groupes sont également dans le viseur.
Rural, urbain et industrie : cartographie des priorités
Villages et bourgs : emprise sur les communautés
Les « village bullies » et « township bullies » s’immiscent dans les affaires publiques locales, jusqu’à interférer avec des scrutins au niveau des bases et à détourner des biens collectifs. La campagne entend démanteler ces réseaux qui s’imposent par la violence ou la coercition.
Industrie et ressources : du sable aux mines
La gestion des ressources fait partie des priorités. Les autorités visent explicitement l’exploitation illégale du sable et des activités minières, ainsi que les systèmes de contrôle illicite de segments de marché. Le fait de forcer des transactions ou de verrouiller l’accès à des services économiques est particulièrement surveillé.
Villes et espaces publics : lutter contre le racket
Dans les centres urbains, la présence de gangs sur les places, dans les gares ou d’autres lieux fréquentés est visée. Ces groupes sont accusés de pratiques de racket, de menaces et d’actes d’intimidation. Les avis officiels soulignent que des mineurs peuvent parfois être impliqués, ce qui renforce l’urgence d’une réponse coordonnée.
Marchés et secteurs exposés à la coercition
Les autorités pointent des atteintes directes à l’ordre des marchés dans la construction, le transport et le tourisme. Monopoliser des segments, verrouiller l’accès à des chantiers ou imposer des transactions sous pression figurent parmi les pratiques à éradiquer. Celles-ci perturbent l’activité et pénalisent les acteurs qui opèrent dans un cadre régulier.
En s’attaquant aux mécanismes de monopole et d’extorsion, la campagne vise un effet d’assainissement des échanges au quotidien. Les entreprises et les consommateurs qui subissent des pressions dans ces filières sont au centre des préoccupations.
Signalements du public : quelles informations transmettre
La population est invitée à signaler toute activité suspecte. Les forces de l’ordre précisent que les signalements doivent comporter des éléments précis et des preuves permettant d’étayer les enquêtes. L’heure, le lieu, la description des faits, l’identification des groupes impliqués ou des circuits économiques affectés sont autant d’informations utiles (dans la mesure du possible).
Les autorités indiquent que l’efficacité de la campagne repose en partie sur la qualité des remontées d’information, afin d’orienter rapidement les investigations et de démanteler les réseaux.
- Campagne coordonnée dans plusieurs provinces et grandes villes de Chine
- Ciblage des groupes actifs en milieu rural, urbain et industriel
- Priorité aux atteintes à l’ordre des marchés et aux ressources naturelles
- Appel au public à fournir des signalements détaillés et étayés

La suite à surveiller
Les avis diffusés laissent entrevoir une action soutenue dans les semaines à venir, avec une attention particulière aux groupes qui entravent l’ordre public et faussent l’activité économique locale. La mobilisation interprovinciale et l’appel aux citoyens visent à accélérer l’identification des réseaux et des pratiques de coercition.
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Sources : ECNS
