Chinecroissance

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Août-4-2010

La Chine enfin 2ème puissance mondiale

Publié par Pierre dans Economie

La-Chine-enfin-2eme-puissance-mondialeLa a profité à la . Les Etats-Unis et le Japon, deux premières puissances mondiales au 1er janvier dernier, ont considérablement pâti des effets de la décroissance. Et ce qu’ont prévu la majorité des analystes semble déjà se produire: le Produit intérieur brut (PIB) aurait dépassé celui du Japon, faisant de la République populaire la seconde puissance économique planétaire devant son voisin nippon, mais encore loin derrière les États-Unis. «La est déjà la deuxième économie du monde», a ainsi déclaré en fin de semaine Yi Gang, directeur de la State Administration of Foreign Exchange (Safe), en charge du contrôle des ­changes.

Dans un entretien accordé au magazine China Reform et repris par le site de la Safe, le responsable ne fait qu’officialiser ce que tout le monde attendait cette année. Le calcul est vite fait. Fin 2009, le produit intérieur brut (PIB) japonais de 5 070 milliards de dollars était déjà talonné de près par celui de la , à 4 980 milliards. Avec une croissance de 9,5% prévue sur l’ensemble de l’année et de 11,1% au premier semestre contre moins de 3% pour son voisin, l’empire du Milieu a sans doute dépassé celui du Soleil-Levant entre avril et juin. Et cela, ironie de l’histoire, alors même que le pays tente d’éviter la surchauffe. La production manufacturière s’est encore ralentie en juillet, pour le deuxième mois de suite, grâce à des mesures limitant la croissance du crédit et la spéculation immobilière.

Les autorités chinoises ne fanfaronnent pas avec leur nouveau statut de deuxième économie du monde, car les défis restent nombreux avant de prendre inévitablement la tête du classement dans une quinzaine d’années, à en croire la . «Le problème de l’économie de la est la qualité de sa croissance. Raison pour laquelle nous devons procéder à un ajustement structurel et transformer notre modèle de développement», a souligné Yi Gang, revenant sur l’antienne gouvernementale selon laquelle la consommation doit prendre le relais de l’investissement et des exportations, comme moteur de croissance.

Pour la Chine, le défi reste tout de même élever. Si son économie veut éviter la surchauffe avec l’explosion des crédits, la consommation doit prendre le relai sur les et les exportations. La forte croissance du PIB n’est en effet due qu’à une minorité de riches qui inondent le monde de produits siglés “made in China” et qui rachètent les actions d’entreprises étrangères.

Mais la structure ne peut ni se reposer sur une monnaie forte – le dollar ou le yen japonais servent de valeur de référence en Chine –, ni sur des classes moyennes dépensières. Un risque dont Pékin a conscience. Sa marge de manœuvre ne cesse de se réduire, les écarts se creusant entre riches et pauvres, villes et campagne. Et c’est sans compter sur les ralentissements de la démographie: aujourd’hui, six actifs cotisent pour un retraité. En 2040, ils ne seront plus que deux. L’économie chinoise va donc bien, sa société un peu moins.

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