La Chine a choisi de continuer sa croissance

La Chine a choisi de continuer sa croissance-ChinecroissancePris entre l’inflation et l’essoufflement de la croissance, la Chine a estimé que le deuxième problème était le plus sérieux. La Banque centrale chinoise a annoncé une baisse de 50 points de base du ratio de réserves obligatoires des banques, pour la première fois depuis trois ans. Il passera ainsi de 21,5% à 21%. Un spectaculaire assouplissement du crédit, qui marque un tournant dans la politique de Pékin.

Les analystes s’attendaient à une telle décision, mais pas avant 2012. La Chine a surpris tout le monde. Pour le plus grand bonheur des marchés – le retournement à la hausse des places européennes, qui avaient ouvert en recul jeudi matin, a commencé avec cette annonce. Ces derniers mois, au contraire, les autorités chinoises avaient relevé à plusieurs reprises ces ratios. La priorité était à la lutte contre l’inflation, qui a atteint un pic de trois ans en juillet dernier, à 6,5%.

«Micro-relâchement»

Mais aujourd’hui, Pékin estime que des points ont été marqués contre la hausse des prix, tombée à 6,1% en septembre, puis à 5,5% en octobre. Et, surtout, la croissance donne des signes d’affaiblissement. À 9,1% au troisième trimestre en glissement annuel, elle affiche le rythme le moins soutenu depuis 2009. Elle était de 9,5% au deuxième trimestre et de 9,7% au premier. Des prévisions pour l’an prochain l’abaissent à 8,5%. La production industrielle comme le secteur manufacturier sont en recul. La baisse annoncée hier libère des fonds pour les PME, en cruel manque de liquidités. Des faillites en cascade, notamment dans la ville symbolique de Wenzhou, ont mis la Chine en émoi.

«Cela est présenté comme un “micro-relâchement” et la politique monétaire restera «prudente» pour 2012. Mais c’est un tournant important. Le message est clair, la banque centrale est disposée à assouplir sa politique.» Selon lui, une nouvelle baisse de ce ratio est à attendre en janvier et trois autres au moins dans l’année 2012.

En revanche, Stephen Green, comme la plupart des experts, n’envisage pas de baisse des taux d’intérêt. Le changement de cap chinois est net, mais il ne peut être trop radical.

Pierre

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