Trump a investi des millions dans Nvidia et Apple pendant que leurs PDG négociaient en Chine
Une déclaration financière publiée par le Bureau américain de l’éthique gouvernementale révèle que Donald Trump a investi plusieurs millions de dollars dans Nvidia et Apple au premier trimestre 2026. Ces achats ont eu lieu pendant que les PDG de ces deux entreprises accompagnaient le président lors de sa visite d’État en Chine. Ce calendrier soulève une question directe : y a-t-il un lien entre les investissements personnels du président et les négociations commerciales conduites au nom des entreprises concernées ?
- Trump a réalisé au moins neuf transactions sur Nvidia et neuf sur Apple entre janvier et mars 2026.
- Les PDG de Nvidia et Apple faisaient partie de la délégation présidentielle à Pékin.
- La déclaration a été publiée pendant la visite d’État en Chine, la première depuis 2017.
Des millions investis juste avant la visite en Chine
La déclaration couvre les trois premiers mois de 2026. Sur Nvidia, Trump a effectué au moins neuf transactions. La plus importante date du 10 février, avec une valeur comprise entre 1 million et 5 millions de dollars.
Pour Apple, le schéma est identique. Neuf transactions enregistrées, avec la plus grande opération réalisée le 2 mars, également entre 1 million et 5 millions de dollars.
Nvidia est aujourd’hui la société cotée la plus valorisée au monde. Sa capitalisation dépasse 5 500 milliards de dollars. Apple n’est pas loin derrière. Ces deux entreprises jouent un rôle central dans les négociations technologiques entre Washington et Pékin.
- Au moins 9 transactions sur Nvidia au T1 2026, jusqu’à 5 millions de dollars par opération.
- Au moins 9 transactions sur Apple au T1 2026, même fourchette maximale.
- Capitalisation boursière de Nvidia : plus de 5 500 milliards de dollars.
- Transactions sur Micron, Tesla et Qualcomm : entre 1 001 et 250 000 dollars chacune.
- Donald Trump effectue sa première visite d’État en Chine depuis 2017.
- Une délégation d’entreprises technologiques américaines l’accompagne à Pékin, incluant les PDG de Nvidia, Apple, Tesla, Micron et Qualcomm.
- La déclaration financière a été publiée par le Bureau américain de l’éthique gouvernementale le jeudi de la visite.

Jensen Huang et Tim Cook à Pékin, Trump actionnaire de leurs entreprises
Jensen Huang, PDG de Nvidia, était présent au dîner d’État réunissant Trump et Xi Jinping à Pékin. Tim Cook, PDG d’Apple, faisait également partie de la délégation officielle.
Ces entreprises cherchaient à sécuriser des accords commerciaux lors du déplacement présidentiel. Le fait que Trump ait investi personnellement dans ces sociétés pendant les mois précédant la visite peut être interprété comme un indicateur de sa confiance dans les résultats attendus. Mais cela soulève aussi des interrogations sur d’éventuels conflits d’intérêts.
Officiellement, chaque déclaration d’actifs par un responsable américain est encadrée par des règles strictes. La publication par le Bureau de l’éthique gouvernementale vise précisément à garantir la transparence. Le calendrier de cette divulgation – pendant la visite en Chine – renforce toutefois l’attention portée à ces transactions.
D’autres entreprises tech dans le portefeuille présidentiel
Outre Nvidia et Apple, Trump a aussi investi dans d’autres sociétés représentées dans la délégation. Les montants sont plus modestes. Les transactions sur Micron Technology, Tesla et Qualcomm se situent entre 1 001 et 250 000 dollars.
Ces entreprises ont toutes des intérêts directs en Chine. Micron vend des puces mémoire à des fabricants chinois. Tesla exploite une gigafactory à Shanghai. Qualcomm tire une part significative de ses revenus du marché asiatique.
- Micron Technology : fournisseur de semi-conducteurs, sous pression réglementaire en Chine depuis 2023.
- Tesla : production locale à Shanghai, dépendance au marché chinois pour ses volumes.
- Qualcomm : partenariats avec des fabricants de smartphones chinois, enjeu fort sur les licences.
Une transparence forcée, une question politique persistante
La publication de cette déclaration est légalement obligatoire. Elle ne prouve pas d’infraction. Mais elle sème le doute sur la neutralité des décisions présidentielles dans les négociations commerciales.
Des élus de l’opposition ont déjà posé la question publiquement. Quand un président investit dans des entreprises dont les PDG l’accompagnent en visite officielle, la frontière entre intérêt public et intérêt privé devient difficile à tracer.
Pour l’instant, aucune procédure formelle n’a été engagée. Mais la simultanéité entre les achats d’actions et la préparation de la délégation commerciale à Pékin semble indiquer un enchevêtrement des agendas qui mérite un suivi attentif.
Ce que cela révèle des relations Chine-États-Unis en 2026
La visite de Trump à Pékin marque un tournant. Après des années de tensions commerciales, une délégation de grands groupes technologiques américains se rend en Chine avec le soutien direct de la Maison-Blanche.
Ce rapprochement, s’il se confirme par des accords concrets, peut être lu comme un changement de phase dans les relations économiques sino-américaines. Les investissements personnels de Trump dans ces entreprises renforcent l’hypothèse qu’il mise personnellement sur une issue favorable de ces discussions.
La Chine reste le premier marché ou un marché stratégique pour chacune de ces entreprises. Toute avancée dans les négociations aurait un impact direct sur leurs valorisations boursières – et donc sur le portefeuille du président.
- Trump a investi jusqu’à 5 millions de dollars dans Nvidia et Apple au T1 2026.
- Ces achats précèdent directement sa visite d’État en Chine avec les PDG concernés.
- Cinq entreprises de la délégation commerciale figurent dans son portefeuille.
- La publication est légale et obligatoire, mais le calendrier alimente les interrogations.
- Un rapprochement Chine-États-Unis bénéficierait directement à ces entreprises et à leurs actionnaires.

Un portefeuille, une délégation, une même direction
Les divulgations financières obligatoires existent pour protéger la démocratie des conflits d’intérêts. Ici, elles font leur travail : elles informent. Mais elles ne résolvent pas la tension fondamentale qu’elles mettent en lumière. Un président qui investit dans les entreprises qu’il représente à l’étranger ne peut pas prétendre à une neutralité totale. C’est un fait politique, pas un jugement moral.
Est-ce que cette situation vous préoccupe ? Et pensez-vous que les règles actuelles suffisent à garantir la transparence ? Dites-le en commentaire.
Sources : South China Morning Post
