Station Tiangong, 93 fusées en 2025 : la Chine accélère sa conquête spatiale
Le 24 mai 2025, une fusée Longue marche 2F a décollé du désert de Gobi pour rejoindre la station spatiale chinoise Tiangong. Ce lancement n’est pas isolé : sur la seule année 2025, la Chine a déjà envoyé 93 fusées en orbite. Un rythme qui place Pékin loin devant l’Europe, et qui révèle une montée en puissance spatiale structurelle, pas conjoncturelle.
- Une fusée Longue marche 2F a décollé le 24 mai 2025 pour relever l’équipage de la station Tiangong.
- L’un des trois astronautes embarqués passera une année entière dans la station.
- En 2025, la Chine a lancé 93 fusées en orbite, soit dix fois plus que l’Europe.
Un lancement tous les six mois pour maintenir Tiangong en vie
La routine est désormais bien rodée. Tous les six mois environ, une fusée quitte le sol chinois pour relever l’équipage de la station Tiangong. Ce dimanche 24 mai, le départ a eu lieu à 17h08, heure française, depuis le désert de Gobi, dans le nord-ouest du pays.
Trois astronautes étaient à bord de la capsule Shenzhou. Leur mission : rejoindre la station et prendre la relève de l’équipage précédent. L’un d’eux restera en orbite pendant une année entière. C’est une première pour le programme spatial chinois à cette durée de mission.
- 93 fusées lancées par la Chine en 2025
- 1 an : durée de séjour prévue pour l’un des astronautes à bord de Tiangong
- 3 astronautes à bord du vol Shenzhou du 24 mai 2025
- 10 fois plus de lancements que l’Europe sur la même période
- 2 fois moins de lancements que les États-Unis en 2025
- La station spatiale Tiangong est opérationnelle depuis 2022. Elle accueille en permanence un équipage chinois.
- La fusée Longue marche 2F est le lanceur dédié aux missions habitées du programme spatial chinois.
- La Chine développe son programme spatial de façon entièrement indépendante, sans coopération avec la Station spatiale internationale (ISS).

93 fusées en 2025 : une cadence qui change la donne
Le chiffre parle de lui-même. En 2025, la Chine a lancé 93 fusées en orbite. C’est dix fois plus que l’Europe sur la même période. Même face aux États-Unis, Pékin réduit l’écart : les Américains lancent environ deux fois plus, mais l’avance se resserre.
Cette cadence semble indiquer que la Chine ne comble plus un retard. Elle construit une position durable dans l’espace. Chaque lancement ajoute des capacités : satellites de communication, d’observation, missions scientifiques, ravitaillement de la station.
L’Europe reléguée à un rôle de figurant orbital
Le rapport de force est brutal. Dix fois moins de lancements que la Chine en 2025 : l’Europe spatiale traverse une période difficile. Les retards d’Ariane 6, la dépendance provisoire à des lanceurs étrangers, et le manque d’investissements coordonnés pèsent lourd.
La comparaison avec la Chine n’est pas flatteuse. Pékin dispose d’un programme intégré, financé sur le long terme, avec une vision claire. L’Europe, elle, négocie encore ses prochaines étapes entre États membres.
Tiangong, un laboratoire souverain en orbite basse
La station Tiangong est le symbole le plus visible de cette stratégie. Elle tourne en orbite basse depuis 2022, sans dépendre de l’ISS. Elle accueille en permanence un équipage chinois, formé et sélectionné par Pékin.
La mission d’un an pour l’un des astronautes embarqués le 24 mai renforce encore cette ambition. Les séjours longs permettent d’étudier les effets physiologiques de la microgravité. Ces données seront utiles pour de futures missions vers la Lune ou Mars.
La Lune et au-delà : des objectifs déclarés à horizon 2030
Le programme spatial chinois ne s’arrête pas à Tiangong. Pékin a annoncé vouloir envoyer des astronautes sur la Lune avant 2030. Des sondes chinoises ont déjà exploré la face cachée du satellite, une première mondiale.
La cadence des lancements en 2025 peut être lue comme une préparation logistique à ces objectifs. Plus on lance, plus on accumule de données, de compétences et de fiabilité. C’est une logique industrielle autant que scientifique.
- La Chine lance 93 fusées en 2025, dix fois plus que l’Europe.
- L’équipage de Tiangong est relevé tous les six mois ; un astronaute restera un an en orbite.
- La Longue marche 2F reste le lanceur dédié aux missions habitées chinoises.
- La cadence de lancements chinoise renforce l’hypothèse d’une montée en puissance vers la Lune.
- L’écart entre la Chine et l’Europe dans l’accès à l’espace se creuse significativement.

Un rapport de force spatial qui se construit mission après mission
La conquête spatiale ne se gagne pas en un seul lancement. Elle se construit dans la durée, par l’accumulation de savoir-faire, d’infrastructures et de données. En ce sens, chaque rotation d’équipage vers Tiangong, chaque fusée envoyée en orbite, renforce une position que la Chine entend tenir sur le long terme.
Et vous, pensez-vous que l’Europe a encore les moyens de rivaliser avec la Chine dans la course à l’espace ? Donnez votre avis en commentaire.
Sources : France Info
