Chinecroissance

Toute l'Actualité Economique de la Chine et sa croissance

Avr-16-2011

Les communistes au pouvoir – (De 1949 a 1992)

Publié par Pierre dans
  • République populaire de Chine (1949)
    Après que les communistes eurent écrasé les nationalistes, Mao Zedong proclame, le 1er octobre 1949, la fondation de la république populaire de Chine. Tchang Kai shek et les nationalistes s’enfuient à Taiwan (ex-formose) ou ils fondent l’état de Chine nationaliste.
    En Chine populaire, durant la réforme agraire de 1950, toutes les terres sont redistribuées selon un principe égalitaire. c’est ainsi que les domaines d’une dizaine de millions de grands propriétaires et de paysans riches sont confisqués. C’est aussi à partir de 1950 que la “libération pacifique” du Tibet est supervisée par Deng Xiaoping. Un grand nombre de “volontaires” chinois sont envoyés pour participer à la guerre en Corée entre 1950 et 1953.

  • Les cents Fleurs (1956 – 1957)
    Au printemps 1956, Mao annonce l’instauration d’une nouvelle politique dite des “cent fleurs”, qui invite les intellectuels à exprimer leurs doléances. “Que cents fleurs s’épanouissent, que cents écoles rivalisent”, signifiait en théorie une liberté plus grande dans le domaine des arts, de la littérature et de la recherche scientifique.
    Ceux qui s’exprimeront vont être pourchassés lors de la lutte “antidroitière”, ordonné par Mao et supervisée par Deng Xiaoping l’année suivante. Le mouvement des “cents fleurs” fait des dizaines de milliers de morts ; 50 000 à 100 000 personnes prendront le chemin des camps de travaux forcés, le Laogai (le Goulag chinois), et 1,7 millions de personnes sont transformées en parias (par la suite, Mao s’est vanté d’avoir tué plus d’intellectuels que l’empereur Qin). Le président chinois déclare effectivement par la suite que son appel à la critique n’avait été qu’un piège pour “faire sortir les serpents de leur nids”. Il voulait débusquer tous les dissidents potentiels, faire une purge des intellectuels. Après cette campagne “antidroitière”, les rares audacieux qui se hasardent à émettre quelques doutes sont immédiatement remis au pas. Leurs familles en subissent les conséquences et l’avenir de leur enfants s’en trouve compromis à jamais.

  • Le grand bond en avant (1958)
    En 1958, est lancé le mot d’ordre du Grand Bond en avant. Mao voulait passer au communisme intégral pour rattraper les pays capitalistes par l’industrialisation des campagnes. Pour toute la Chine commencent alors trois années noires ou le pays se trouvent au bord du désastre. De l’école à l’usine et e la ville à la campagne, toute la Chine est en état de mobilisation. “Égalons et dépassons l’Angleterre en quinze ans!”, proclament les slogans, “Marchons sur deux jambes”. L’une était l’industrie, l’autre l’agriculture. Au bout d’une année à peine, il faut freiner cet élan frénétique en raison de l’échec évident du Grand Bond en avant , étayé de catastrophes naturelle (inondations).

  • Les “communes populaires”
    Afin d’accélérer l’industrialisation, Mao regroupe les paysans dans des communes populaires. Nées de la fusion de petites coopératives agricoles, les communes populaires groupent, à la fin de 1958, la quasi totalité des paysans. La propriété privée de moyens de productions est complètement abolie. La vie communautaire cherche à dissoudre les liens traditionnels et très rigides de la famille chinoise, à créer une nouvelle classe de ‘prolétaires agricoles”. Le régime interdit même les repas pris en famille, et instaure des “cantines publiques gratuites”. Tout le monde est prix en charge par la commune et par l’état. L’agriculture est totalement négligée en raison de la priorité accordée à l’acier. Au moment de la moisson, à l’automne 1958, il n’y a pour ainsi dire personne dans les champs. Ces récoltent catastrophiques entrainent une terrible famine (même si les statistiques officielles annoncent que la Chine a produit davantage de blé que les États Unis). Mao décide, sur la foi des chiffres que les terres cultivées pourront être réduites du tiers garce à l’intensification des méthodes de culture.

Août-16-2009

La chute de l’empire – (De 1912 à 1949)

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  • Première République de Chine (1912-1948)
    Sun Yat-sen, né a Canton en 1866, a étudié la médecine en Occident. A la tête d’un groupe révolutionnaire contre l’ordre impérial mandchou, le Guomindang, il parvient à soulever la Chine du Sud et tente d’unifier le pays. Le programme comporte les trois principes du peuple : indépendance, souveraineté et bien-être. Durant l’été 1911, le gouvernement mandchou avait tenté de s’approprier les chemins de fer dans le centre, ce qui avait soulevé une violente opposition. La révolution d’Octobre en 1911 remporte donc un succès spectaculaire. L’armée et les autorités provinciales passent du côté des révolutionnaires. La première république est établie en 1912, et le dernier empereur doit abdiquer. Sun Yat-sen est élu président, et il est depuis considéré comme le “petit père” de la nation moderne.

  • Mouvement du 4 Mai (1919)
    Durant la première guerre mondiale, la Chine participe aux efforts de guerre aux cotés des alliés contre l’Allemagne. Pourtant, le traité de Versailles attribue au Japon les ex-territoires allemands en Chine (Shandong). Cette décision choque le sentiment national et provoque des manifestations d’étudiants dans les grandes villes, surtout à Shanghai ou un mouvement de Boycott des marchandises Japonaises est lancé par les marchands. Ce mouvement marque un tournant dans l’histoire chinoise. C’est une véritable lame de fond qui entraine directement les masses, phénomène qui se répètera souvent dans le pays.

  • Fondation du parti Communiste (1921)
    C’est les années 1920 que Shanghai devient la grande ville cosmopolite de l’extrême orient. Sur le Bund, l’avenue orgueilleuse qui borde le Huangpu, s’alignent de nouveaux immeubles néoclassiques où travaillent des fonctionnaires étrangers et avec eux les managers chinois, les “Taipans” au col blanc.
    En 1925, après la mort de Sun Yat-Sen le parti nationaliste passe aux mains d’un groupe de militaires conduit par Tchang Kai-shek qui instaure un régime autoritaire Sun Yat-sen avait formé une coalition avec le Guomindang, mais en 1927 intervient la rupture entre les communistes et les nationalistes. L’insurrection ouvrière de Shanghai, soutenue par les communistes, est écrasée par Tchang qui liquide par les armes les milices ouvrières. Cette très grave défaite prend le parti communiste par surprise et l’oblige à réviser sa stratégie de coopération avec les nationalistes. C’est donc vers la paysannerie et non plus le prolétariat industriel qu’il se tourne.
    Le Guomindang a unifié presque toute la Chine ce qui lui assure la reconnaissance des puissances occidentales. De nouveaux accords sont signés, et les puissances occidentales conservent une partie de leurs privilèges, dont les concessions. Durant la décennie de Nankin 1927-1937, le gouvernement nationaliste est présidé par Chang Kai-shek.
    En 1931, le Japon intervient militairement en Mandchourie chinoise. A partir de 1932, le pays est érigé en état indépendant , le Mandchouko, avec Pouyi comme empereur pantin (le dernier empereur termine sa vie comme jardinier à Pékin en 1949 après avoir passé de longues année dans des prisons soviétiques et chinoises).

  • La longue Marche (1934-1935)
    Après les massacres des rouges à Shanghai (le Guomindang bénéficiait de conseillers militaires allemands, des crédits Anglo-saxons et du matériel de guerre français), le territoire des communistes est progressivement encerclé par les armées de Tchang. L’été 1943 se termine par une débâcle des communistes, et en octobre les rescapés doivent entreprendre la périlleuse Longue marche qui les conduit à l’autre bout de la Chine, en passant vers l’ouest, puis vers le nord par le Sichuan jusque dans la lointaine province du Shaanxi. C’est seulement alors que Mao Zedong, l’un des fondateurs du parti, réussit à écarter ses adversaires et à devenir le chef du parti. Plus de 100 000 hommes ont pris part à cette marche de 12 000 km qui dura un an. Les communistes perdront 90 % de leurs effectif, et seulement 8 000 d’entre eux survivront.

  • Seconde guerre mondiale (1937-1945)
    En 1937, les japonais passent à l’offensive et attaquent l’ensemble du territoire chinois. C ‘est le début de huit années de guerre qui vont durer jusqu’en 1945. Le gouvernement nationaliste de Tchang Kai-sek se replie à Chongqing dans le sud ouest (Il y restera jusqu’en 1945). Les Japonais s’emparent de Pékin, de Pékin, et de Shanghai (où il commettront des atrocités qui gâchent encore aujourd’hui les relations entre les deux pays).
    Un gouvernement de “collaboration Panasiatique” avec les japonais est constitué à Nanking.
    Un accord d’alliance contre l’envahisseur est alors signé entre les communistes et le Guomindang. Les Etats-Unis fournissent des armes aux troupes de Tchang kai-shek, mais celui ci pratique une stratégie attentiste.
    Les guérillas communistes constituées en arrière  des lignes japonaises s’étendent progressivement. Elles ont le soutien actifs de la population. Aux yeux de l’opinion politique, le communisme s’est identifié à la cause de la nation chinoise. A la reddition des japonais en 1945, une mission américaine tente, sans succès, de former, un gouvernement de coalition entre les nationalistes et les communistes.

  • Guerre Civile (1946-1949)
    En 1946 éclate la guerre civile entre le Guomindang et les communistes. Elle durera jusqu’en 1949. Le Guomindang, malgré ses succès militaires initiaux facilités par l’aviation américaine, est discrédité par l’inflation, la corruption administrative, et l’ouverture de la Chine aux marchandises américaines sans barrière douanière. Le dynamisme du Parti communistes s’exprime dans la réforme agraire 1947 qui partage, sans indemnité, les terres des propriétaires riches dans les zones libérées. Dans les villes, l’opposition gagne les intellectuelles et les capitalistes nationaux incapables de faire face à la concurrence américaine.

Mai-17-2009

Les dynasties chinoises – (De -2200 à 1911)

Publié par Pierre dans

Environ 500 000 ans avant Jésus-Christ : “l’homme de Pékin” (découvert en 1921 près de pékin), un homme supérieur des cavernes, connaissait déjà l’usage du feu. Il fabriquait des outils en pierre, vivant de cueillette et de chasse.

  • En 2200-1700 avant Jésus Christ : Dynastie des Xia
    Ses habitants domestiquent les animaux, cultivent le blé et fabriquent la soie et les premiers vases de bronze.

  • XVIe au Xe siècle avant Jésus Christ : Dynastie des Shang (capitale Yin près d’Anyang dans la province de Henan).
    Apparition de l’écriture (prouvée par la découverte d’inscriptions sur des os divinatoires et des écailles de tortues), perfectionnement de la roue, chas de combat, fabrication de récipients en bronze.

  • XIe au VIe siècle avant Jésus Christ : Dynastie des Zhou de l’ouest
    Période d’expansion, organisation d’une administration centralisée et construction de cités palais. Invention de la fonte du fer (plus de 1 500 ans avant l’Europe), des pièces de monnaie en métal et des tables de multiplication.Les nombreuses cités établies sur le fleuve jaune et dans la plaine centrale (actuellement Henan, Hebei et Shandong) forment une confédération de “royaumes du centre”, en chinois ZhongGuo (pays du milieu) – terme qui deviendra l’un des noms les plus courants de la Chine. La fin de la période est appelée époque des “Printemps et Automnes”.

  • Ve au III e siècle avant Jésus Christ : “Les royaumes combattants”
    Cette période correspond à une intense vie culturelle, grâce à des érudits et des philosophes comme Confucius (551-479 avant JC) et Lao Tseu nés à la même époque que les grandes pensées grecques. Dans le giron des cours princières naitront des sages et savants errants, qui vont contribuer à répandre une culture commune à l’ensemble du monde chinois. Les guerres de conquête ont entrainé la construction de tonçons de grandes murailles de défense et de protection contre les incursions des nomades venus du Nord.

  • En 221-226 avant Jésus-Christ : Dynastie des Qin
    Qin Shihuangdi (premier Auguste souverain Qin) unifie la Chine et fonde le premier Empire chinois. Tous les empires chinois suivants s’inspireront de ce modèle d’ordre nouveau. Brillant organisateur, il unifie tout : l’écriture, la monnaie de bronze, les poids et mesures, et même l’écartement des essieux des voitures; mais aussi despote, il ordonne de bruler les livres jugés subversif et fait occire bon nombre de lettrés. de larges routes sont construites pour relier toutes les provinces au pouvoir centralisé, les vestiges des murailles sont prolongés afin de créer une ligne de défense continue sur plus de 3 000 kilomètres : la grande muraille. Il aménage, près de Xi’an, son immense tombeau souterrain et sa fabuleuse armée de terre cuite enterrée, découverte en 1974.

  • En 206 avant Jésus Christ à 220 : Dynastie des Han (contemporain de l’empire romain)
    A la suite d’une insurrection paysanne, Lui Bang dit “Han Gaozu” fonde l’empire Han, l’empire des “Fils du Ciel”, les Chinois de souche. La dynastie est divisée en premiers Han (jusqu’à l’an IX) et Han postérieurs. L’ouverture de la route de la Soie met en contact la Chine et l’empire romain. Invention du papier (un millénaire avant l’Europe), le premier sismographe de l’histoire et fabrication de porcelaines.

  • En 220-581 : Les 3 royaumes
    C’est le moyen âge chinois et la ruine de l’état centralisé. Trois rois luttent pour la prépondérance : Shu à l’ouest, Wu à l’est, Wei au nord. Cette période de courte durée (englobe les “Seize Royaumes des Cinq Barbares”), inspire durablement l’opéra chinois qui en tire la majorité de ses pièces. Le bouddhisme arrive par la route de la Soie.

  • En 581-618 : Dynastie des Sui
    Réunification de l’Empire après quatre siècles de chaos. Un ensemble impressionnant de grands travaux et de réformes agraires est entrepris. La construction du Grand Canal, près de 2 000 km de Pékin à Hangzhou, permettra d’approvisionner le Nord en riz et d’autres produits du bas Yangtze.

  • En 618-907 : Dynastie des Tang
    C’est l’âge d’or de la culture chinoise qui rayonne sur l’asie entière depus la capitale Chang’an (Xi’an), une ville cosmopolite où ont été construits des temps bouddhistes, des lieux de culte chrétiens, des mosquées et des synagogues. A canton vivent plus de 100 000 marchands étrangers, en majorité musulmans. On crée des soieries fines et des objets de laque. Floraison de la musique et de la poésie classiques avec le célèbre Li Po. Impression du premier livre en 677 et invention de la poudre. Mais cet empire aristocratique est aussi guerrier : son expansion militaire va jusqu’en Iran, Inde du Nord et Corée. La rébellion de An Lushan (755-763), un général d’origine barbare, métis de sodgien et de turc, entraine une réaction nationale de xénophobie, avec un décret qui interdit les rapports entre chinois et étrangers.

  • En 907-960 : Les cinq Dynasties et les dix royaumes
    Tout le pays est secoué par les guerres civiles et l’empire éclate en chefferies militaires. Les cinq Dynasties se partagent le Nord et les dix royaumes le Sud, dont le royaume de Dali qui dura de 938 à 1254. La disparition du pouvoir d’Annam, de se libérer de la tutelle chinoise.

  • En 960-1279 : Dynastie des Song
    Les Song du Nord et du Sud sont de grands empires barbares d’origines nomade, mais qui restaurent la grandeur de la Chine. Développement urbain, essor de l’économie, progrès des sciences, diffusion de l’imprimerie (500 ans avant l’Europe), de la porcelaine et du céladon. L’empire des Liao (946-1125), d’origine Kitan, une race mongole, est à l’époque si prestigieux qu’il explique pourquoi le nom de la Chine est dérivé de Kitai (d’où le mot Cathay utilisé par les Anglais à la suite des voyages de Marco Polo). Les Song, société raffinée, devront abandonner leur capitale Kaifeng dans le Nord, aux Jurchen de Mandchourie (d’origine Toungouse) qui fondent la Dynastie des Jin. Les Song installent leur capitale à Hangzhou dans le Sud. Dans le Nord Ouest, des Tibétains métissés créent un grand empire, le Xi Xia (ou Xia occidentaux) unissant des populations diverses, pasteurs du lac Koko Nor, nomades de Mongolie, Turcs Ouigours…

  • En 1279-1368 : Dynasties des Yuan, époque Mongole
    Genghis Khan met à sac Pékin en 1215. Les Mongols conquièrent l’empire des Jin dans le Nord en 1234, puis envahissent la Chine du Sud , le dernier refuge des Song. En 1271, le petit fils de Gengis, Kubilai Khan fonde la Dynastie des Yuan et fait de Pékin sa capitale (alors nommée Dadu, la grande capitale). L’unification politique de la plus grande partie de l’Asie par les mongols a ouvert la Chine plus largement sur le monde extérieur que ne l’avaient fait les dynasties Han et Tang. Parmi les voyageurs les plus illustres : le marchand Marco Polo de Venise et Ibn Battuta de Tanger.

  • En 1368-1644 : Dynastie des Ming, chinoise
    Pour la deuxième fois, une insurrection populaire aboutit à la fondation d’une dynastie. L’un des chefs de rebellions, ZhuYuanzhang, est fils d’un paysan. Ce nouvel empereur, qui prend le nom de Hongwu, entreprend une œuvre gigantesque de reconstruction économique : reboisement, remise en valeur des terres, irrigation. Renommée pour ses porcelaines, la dynastie des Ming bâtit la Cité interdite de Pékin, un palais impérial de 9 999 pièces en bois précieux du Yunnan. Le grand règne de Yongle, le troisième empereur Ming, est marqué par l’expansion militaire (occupation du Vietnam en 1421). Yongle relève la Grande Muraille et lui donne son aspect actuel. De grands voyages maritimes sont organisés sous la conduite d’eunuques (puissants au palais) dont le plus célèbre est le musulman Zheng He, dépêchant de grandes flottes marchandes qui nouent des contacts et explorent tous les ports de la mer du Sud jusqu’aux cotes de l’Inde et de l’Afrique orientale.
    Mais, au milieu du XVe siècle, les nomades repassent à l’attaque. Une autre menace grave vient de la piraterie d’origine japonaise qui sévit sur les cotes depuis Shanghai jusqu’à Canton et l’ile de Hainan. En 1557, Macao est mise à la disposition des Portugais en remerciement de leurs efforts contre la piraterie (de nombreux Chinois se sont joints aux japonais). L’empereur fut obligé d’interdire toutes les communications maritimes. Il s’ensuivit une coupure volontaire avec le monde extérieur. Les Jurgen du Jehol (Mongolie orientale) empiètent sur la Mandchourie (vielle terre de colonisation chinoise et verrou de l’empire au Nord-Est), et prennent le nom de Mandchous en 1635.

  • En 1644-1911 : Dynastie des Qing
    Les Mandchous s’installent en Chine et se comportent comme des seigneurs destinés à régner sur une population d’esclaves : interdiction de mariages mixtes, ségrégation des Chinois dans les grandes villes, obligation du port de la natte sous peine de mort, création d’enclaves mandchoues dans le Nord et la région de Pékin. Cependant, une rapide évolution adouci le caractère draconien de ces mesures. C’est l’œuvre du grand empereur Kangxi, patron des lettres et des arts chinois (contemporain de louis XIV). Son œuvre s’est accompagnée d’une sinisation de l’aristocratie mandchoue. C’est sous son règne que la civilisation chinoise brille d’un éclat particulier. Au XVIIe siècle, l’occident exerce une grande influence grâce aux missionnaires jésuites. A la fin du règne de Qianlong (1736 – 1796), des troubles intérieurs (insurrections de paysans affiliés à la secte secrète du lotus blanc) et des guerres aux frontières se multiplient.
    Révoltes des musulmans au Xinjiang, soulèvements des minorités ethniques dans le Sichuan et à Taiwan, chez les Miaos dans le Sud-Ouest, ainsi que dans le Nord de la Birmanie, au Népal et au Vietnam. Au début du XVIIIe siècle, le sentiment national se développe et entraine la rupture de toute relation avec l’Occident.
    A partir de 1757, seul le port de Canton reste ouvert au commerce avec l’étranger. Les firmes étrangères, acheteuse de thé et de soie, supportent avec impatience les restrictions du gouvernement mandchou. Au XIXe siècle, la dynastie mandchoue entre dans une période de déclin. L’économie chinoise, qui utilise une monnaie d’argent, entre en concurrence avec une économie mondiale fondée sur la monnaie d’or. Un conservatisme obstiné, la corruption, l’apparition des négociants européens et de leur opium minent le pouvoir des Mandchous. Les Occidentaux s’étaient mis à pratiquer sur une grande échelle la contrebande de l’opium, denrée produite à bon compte par les Bengalis de la Compagnie britannique des Indes orientales. Malgré l’interdiction chinoise, les Anglais continuent à en faire commerce pour équilibrer le volume croissant de leurs achats. Les incidents se multiplient à Canton entre marchands anglais et fonctionnaires chinois.

Mai-17-2009

Quand l’occident s’en mêle – (De 1839 à 1901)

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  • Première guerre de l’Opium (1839-1842)
    En 1839, un envoyé impérial fait saisir et détruire 20 000 caisses d’opium à Canton pour les bruler. C’est un affront à l’orgueil des Anglais qui ripostent en envoyant leurs canonnières vers l’embouchure du Yang Tsé. Ces opérations aboutissent en 1842 à la défaite  chinoise et la signature du traité “inégal” de nankin. La Chine doit accepter de supprimer le système de “Compradores” (intermédiaires commerciaux chinois), d’ouvrir de nouveaux ports au libre commerce étranger : Shanghai, Amoy (Xiamen), Fuzhou et Ningbo. En outre, les résidents étrangers ne relèvent désormais  plus de la juridiction chinoise, mais sont sous la protection de l’extraterritorialité. Enfin, Hong-Kong est cédée à la Couronne britannique.

  • Révolte des Taiping (1850-1864)
    Incapable de repousser les envahisseurs , la dynastie mandchoue était en train de perdre son prestige de “mandat du ciel” et la face vis-à-vis des Occidentaux. La secte des Taiping (Grande Harmonie) est l’héritière d’anciennes sociétés secrètes, dont les membres veulent libérer la Chine des Mandchous. A partir de 1850, le mouvement s’étend très vite dans la Chine du Sud et aboutit à la création d’un véritable état dissident ayant pour capitale Nanking. En 1864, après des années de guerre civile, la rébellion est finalement matée par le pouvoir mandchoue grâce à l’aide de militaires occidentaux. Mais il y eut d’autres soulèvements populaires s’attaquant à l’ordre établi et aux classes possédantes, dont les Nian dans le Nord en 1853-1868, les Miao dans le Guizhou en 1855-1872 et des hui musulmans dans le sud ouest en 1855-1878 (dans le Yunnan, à Dali, ils tentent d’établir un sultanat dissident). Dans les villes de la cote, à Shanghai, à Amoy et Canton, les adhérents secrètes antimanchoues, organisent une série de soulèvements. “L’assistance technique” des occidentaux aux cotés des impériaux contribua à la défaite de toutes ses insurrections.

  • Seconde guerre de l’Opium (1856-1860)
    Prenant un incident comme prétexte, les Anglais passent à nouveau à l’offensive, avec le concours des Français cette fois ci. Ils débarquent d’abord à Canton, puis en Chine centrale et enfin en direction de Pékin qui sera pillée en 1859. Cette seconde guerre de l’Opium se solde, à l’avantage des Occidentaux, par le traité humiliant de Tianjin. Onze nouveaux ports sont ouverts et la Chine est forcée de laisser s’installer à Pékin des “légations occidentales”. Les russes en profitent également pour occuper de vastes territoires dans le Nord. Ces “traités inégaux” arrachés à la Chine. La souveraineté chinoise est fortement diminuée avec les “concessions” étrangères, les privilèges d’extraterritorialité” et la “politique de la canonnière “ (le droit des flottes étrangères de remonter les fleuves chinois).

  • Pillage de Pékin et sac du Palais d’été (1859)
    Le corps expéditionnaire franco-britannique entre alors dans Pékin. Après la prise de la capitale par les alliés, le traité de paix accorde la péninsule de Kowloon à l’Angleterre. Les puissance occidentales profitent de la crise intérieure et de la faiblesse du pouvoir mandchou pour faire échouer le plan de modernisation de la Chine en 1872. Les humiliations sont encore suivies par des conflits désastreux avec la France et le Japon. La guerre franco-chinoise est la conséquence directe de l’intervention française au Tonkin. En 1884, les français bombardent Fuzhou et bloquent les transports de riz vers Pékin. La France obtient des avantages économiques dans la Chine du Sud Ouest. La flotte moderne que la Chine avait construite après la destruction de l’arsenal de Fuzhou par les français ne résiste pas aux canons japonais. Le vainqueur annexe Taiwan et les iles pescadores, s’assure le contrôle des richesses de la mandchourie. Le traité de Shimonoseki en 1894 permet au japon de participer au “dépeçage” de la Chine.

  • Les Concessions étrangères (1896 et 1902)
    Les puissances étrangères se font reconnaitre le droit d’exploiter des mines, d’ouvrir des lignes de chemin de fer et de fonder des usines dans des “zones d’influences”: la Mandchourie au bénéfice de la Russie qui écarte le Japon en 1896, la péninsule du Shandong en faveur de l’Allemagne, le bassin du Yang Tsé ou s’installe l’Angleterre, et les trois provinces du Sud Ouest pour la France, déjà maitresse du Tonkin. Ces investissements financiers sont protégés par des bases militaires sur le sol chinois, les “territoires à bail” : Port-Arthur (Dalian) pour la Russie, Weihaiwei pour l’Angleterre, Qingdao (Tsingtao) pour l’Allemagne, Guanzhouwan pour la France.

  • Révolte des boxers (1900-1901)
    Cette poussée occidentale en Chine provoque une violente réaction populaire. le mouvement des boxers (justices et concorde), une milice de paysans, veut chasser les “Barbares” de leur terre. Les premières victimes sont des missionnaires occidentaux. des incidents graves avaient déjà eu lieu, en particulier le massacre de plusieurs religieux et du consul de France de Tianjin en 1870, mais ce nouveau mouvement antichrétien de 1898-1900 est d’une ampleur beaucoup plus grande. La secte des boxers, apparentée au lotus Blanc (Triade), pratiquait  les arts martiaux sous forme de boxe sacrée et était censée posséder des pouvoirs magiques la rendant invincible.
    Au début de 1900, les boxers attaquent Pékin et la cour impériale évacue la Cité interdite. Les révoltés assiègent pendant quarante jours le quartier des légations étrangères. Les boxers finissent par être dispersés par une colonne d’armée  internationales sous commandement allemand, en accord avec le pouvoir impérial. Les Occidentaux pilleront une fois de plus la Cité interdite abandonnée par l’empereur et l’impératrice douanière Cixi. L’effacement du gouvernement mandchou confirmait la perte de son pouvoir.
    En 1905, il avait laissé passivement les Japonais se battre contre les Russes sur le sol chinois pour la possession de la Mandchourie et s’emparer de Port-Arthur (Dalian). Dans la même année, l’interdiction renouvelée par les états Unis de l’immigration chinoise avait provoqué un vigoureux mouvement populaire en chine, sans réaction de la part du gouvernement. La Russie prend le contrôle de la Mongolie extérieure en 1911, l’Angleterre celui du Tibet en 1914.
    En 1908 meurt la terrible impératrice douanière Cixi (née en 1835), une concubine qui s’était emparé du pouvoir en 1875 en emprisonnant son neveu, l’empereur Guangxu. Elle avait gouverné “derrière le paravent” avec rigidité, et écrasé plusieurs tentatives de modernisation du pays. Cixi finit sa vie comme locataire-otage des occidentaux dans son propre palais. Un enfant de trois ans, Pouyi, lui succède sur le trône. Les occidentaux le laissent jusqu’en 1924 dans la cité interdite.
    En 1911 c’est la chute de l’Empire chinois, et la fin de plus de 2 000 ans de régime monarchique. Cette année marque également le début de l’époque des seigneurs de la guerre, qui vont régner en semant la terreur dans le pays.

Mai-11-2009

Histoire

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La Chine et son Histoire

La civilisation chinoise, comme la civilisation indienne, est l’une des plus anciennes civilisations encore existant. Elle a quatre à cinq mille ans et était l’une des civilisations les plus avancées. Elle trouve son origine dans la vallée du Huang He et elle s’étendra vers le sud, vers l’ouest et vers le nord.

Depuis 3 500 ans, les dynasties successives ont développé un système bureaucratique élaboré, qui donne aux paysans chinois un avantage important par rapport aux nomades et aux montagnards voisins. La civilisation chinoise a pu exister en tant que telle par le développement d’une idéologie nationale commune basée suivant les époques sur les rites ancestraux et chamaniques, le confucianisme, le taoïsme ou le bouddhisme et par une langue écrite commune qui permet de créer un lien entre les différents dialectes qui, s’ils se prononcent différemment, s’écrivent de la même manière. Au cours de son histoire la Chine a été à plusieurs reprises divisée puis réunifiée et elle a été par deux fois entièrement conquise par des étrangers (par les Mongols au XIIIe siècle et par les Mandchous au XVIIe siècle).

Lorsque la Chine fut conquise par les tribus nomades du Nord, comme les Mongols au XIIIe siècle, les envahisseurs adoptèrent tôt ou tard les coutumes de la civilisation chinoise et réutilisèrent le système administratif Han pour gouverner l’empire.

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