Chinecroissance

Toute l'Actualité Economique de la Chine et sa croissance

La Chine devient la 1ere nation commercante du monde devant les Etats-Unis-ChinecroissanceLa a dérobé aux Etats-Unis le titre de première nation commerçante du monde pour l’année 2012.

Pour l’année 2012 la somme des et des américaines représente 3.820 milliards de dollars contre 3.870 milliards de dollars pour la .

Cette nouvelle donnée fait suite à l’annonce en 2010 du dépassement du Japon par la en termes de PIB brut avec 5878,6 milliards de dollars de PIB brut nominal en en 2010 contre 5474,2 milliards au Japon. Et puisque l’on s’amuse encore en 2013 à poser l’équation simpliste “puissance économique= PIB brut” on en déduit qu’en 2010 la était devenu 2ème puissance économique mondiale.

Alors avec cette nouvelle annonce (la Chine devient première puissance commerçante) certains vont relancer le débat sur la puissance chinoise qui serait à la fois désireuse et en bonne voie pour dépasser les Etats-Unis.

Par exemple Jim O’Neil économiste chez Goldman Sachs considère que :
« La Chine est rapidement devenue le partenaire commercial bilatéral le plus important pour beaucoup de pays dans le monde (et qu’à) ce rythme, beaucoup de pays européens vont davantage faire du commerce avec la Chine qu’avec d’autres partenaires européens d’ici la fin de cette décennie. »

Peut être… Cela ferait suite au 30 ans de croissance forte passes de la Chine. En effet à la fin des années 70, les se sont tournés vers le commerce et les à l’étranger après des décennies d’isolement sous le régime de Mao. Le résultat se traduit par une croissance économique annuelle de 9,9 % en moyenne entre 1978 et 2012.

Les paris peuvent être tenus.

Alors que la Chine a connu en 2012 son plus faible taux de croissance (7,8% selon les statistiques officielles) depuis 13 ans, le « center for forecasting » un think tank de l’Académie des sciences de Chine estime que la croissance chinoise devrait connaître un rebons en 2013 et atteindre 8,4%. Et cela malgré un recul probable des pour 2013 estimé de 0,3%.

On peut s’amuser longtemps avec ce genre de prévisions. Surtout si l’on considère la faible fiabilité des données statistiques sur la Chine.

Certains économistes comme Olivier Delamarche vont même jusqu’à aller à rebours de l’opinion générale et parler de récession en Chine. La croissance chinoise réelle ne serait même pas de 7,6 % pour l’année 2012 (chiffre à peine suffisant pour répondre aux nouveaux besoins de financement) mais de moitié moins !!!

Difficile donc de se faire une idée sans parti pris idéologique.
Mais dans le cas de la Chine il faut toujours garder les pieds sur terre. Rapidement nous allons aborder les quelques données que l’on oublie trop souvent.

Premièrement le fait que l’économie américaine reste de toute évidence et pour longtemps l’hyper puissance mondiale en termes de PIB par habitant avec 49 483 $ en PPA pour l’année 2012 contre seulement 9167 $ en Chine. Soit à peine plus que le seuil d’émergence fixé par l’ONU (7000 $). Or qu’est ce que la puissance économique sinon la richesse par habitant ? Mais passons…

Deuxièmement lorsque l’on prend des indicateurs tel que l’IDH la Chine arrive à la 101ème position avec un score africain pour l’année 2011 selon le dernier rapport du PNUD.

Enfin, le renforcement des inégalités sociales avec 42% des richesses accaparées par 1% de la population en 2011menace les perspective de croissance sur le long terme.

Alors si la Chine se développe de façon certaine il ne faut pas pour autant laisser place à des fantasmes qui verraient dans la Chine une puissance impérialiste montante et qui se positionnerait comme concurrente des Etats-Unis. L’économie chinoise reste dépendante des . Or l’Europe connaitra très probablement une récession et rien ne dis que la Chine pourra aisément prendre un virage en se retournant vers son marché intérieur qui dans sa grande majorité est encore peu solvable.

Il faut toujours garder en tête le chiffre qui détermine toute la stratégie chinoise: son immense population de 1,374 milliards d’habitants. En dernière instance voilà le principal risque qui pèse sur l’économie chinoise. Sorte d’épée de Damoclès qui pousse la Chine a poursuivre une course effrénée vers le productivisme non pas dans une réelle optique de puissance mais simplement de survie.

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